SOS International pour la Santé : principales mobilisations prévues en France :...

Principales mobilisations prévues en France :

  • Brest 10h Parvis du Quartz
  • La Rochelle, 14h, RV au vieux port
  • Marseille 14h à l’hôpital de la Timone
  • Paris RV 13:30 à l’hôpital de la Pitié, métro St Marcel : manif vers l’Hôtel de ville
  • Rennes 14 h place de la mairie
  • Ile de la Réunion : mobilisation de 10h à 11h30 devant la préfecture à St Denis.

Cette mobilisation internationale pour la santé est l’aboutissement de multiples rencontres entre collectifs de différents pays.

En septembre 2020, le collectif « La santé en lutte » organise une grande manifestation à Bruxelles. Dans son sillage, des premiers échanges ont lieu entre le collectif belge et le collectif inter-urgences en France. Rapidement, d’autres organisations se joignent à cette dynamique : Materia Grigia d’Italie, le collectif inter-bloc, collectif inter-hôpitaux et le syndicat sud santé sociaux de France.

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des personnels du milieu du soin, des usagers et des citoyens engagés pour la santé. Dès les toutes premières rencontres, on arrive collectivement au même diagnostic : partout sont à l’œuvre des politiques publiques d’austérité budgétaire lesquelles appréhendent le secteur de la santé comme une entreprise devant être soumise à l’impératif de la rentabilité. Ces politiques se sont traduites par : la réduction des moyens humains et matériels dans les différents secteurs du soin et de la recherche avec une privatisation rampante et une sous-traitance couteuse financièrement et délétère aussi bien pour les personnels que pour les patients.

Sans surprise, les mêmes causes ont produit les mêmes effets dans nos différents pays :

-  Une dégradation de l’accès, de la qualité et de la sécurité des soins ;

-  Une perte de sens des métiers avec des personnels épuisés qui quittent la profession, voir leurs pays ou y laissent leur santé et parfois même leur vie.

C’est sur la base de ce diagnostic partagé que nous rédigeons collectivement l’appel à cette mobilisation internationale. Le texte est accompagné d’une belle affiche, que l’on doit à une graphiste bénévole, Malijo, elle-même membre d’un collectif de graphistes engagés, « Formes des Luttes ». Le lancement du mouvement sera le 29 mai, un samedi, afin que les citoyennes et citoyens puissent, y participer dans leur grande diversité.

Rapidement, le mouvement s’enrichit par l’adhésion de plus de 60 collectifs signataires, originaires d’une dizaine de pays. Mobilisés bien avant la crise du COVID-19, plusieurs de ces organisations n’avaient eu de cesse de tirer la sonnette d’alarme, et ce depuis plusieurs années.

Ensemble, nous revendiquons :

1. L’accessibilité universelle aux soins de santé et aux médicaments (en particulier les vaccins contre le COVID-19 actuellement). Pour ce faire, les décisions politiques doivent préserver les systèmes de sécurité sociale et garantir des financements publics solides, pérennes et adaptés aux besoins.

2. Le déploiement d’une nouvelle politique de santé publique incluant : des investissements dans le logement, des politiques sociales garantissant des conditions matérielles de vie dignes, la lutte contre toutes les formes de discrimination (racisme, sexisme, homophobie, transphobie, validisme, âgisme, etc.), l’accès à l’éducation et à la culture qui sont des déterminants de la santé.

3. Une augmentation massive de l’investissement dans les moyens matériels et humains. Celle-ci doit être à la hauteur des besoins de santé et être conforme à des normes d’encadrement contraignantes. Elle doit comprendre une vraie revalorisation salariale des plus bas salaires et une réduction du temps de travail réel.

4. La refondation de l’organisation de tout le système de santé et de la gouvernance hospitalière pour un système socialisé associant les acteurs et actrices de terrain et les usagers et usagères aux décisions des projets de soins.

5. L’annulation au niveau européen de la dette des institutions de soins et l’abandon du système mortifère de la rentabilité financière de nos systèmes de santé (notamment de la tarification à l’acte dans les pays concernés).

La santé a certes un coût, mais n’a pas de prix : la terrible crise sanitaire du COVID-19 a rappelé cette évidence.

«  L’égalité d’accès à des soins de qualité pour toutes et tous sans discrimination aucune » n’est pas un luxe mais le socle sur lequel repose une démocratie sociale et solidaire.

Retrouver les interventions de la conférence de presse du 27 mai ici
Et la vidéo ici et ici