Visitez Nantes, ses asso qui cassent les droits des salarié-es, ses cliniques qui font du profit avec le soutien de la prefecture

Deux luttes pour le prix d’une à Nantes. Dans l’association Léo Lagrange d’abord qui profite d’avoir remporté un appel d’offre local pour casser les droits des salarié-e-s. Dans l’entreprise ELSAN aussi, où les jours de grèves consécutives montrent que profit ne rime pas avec qualité de soin. Mais ELSAN sait pouvoir compter sur le soutien du Préfet pour essayer de casser la grève...

Mais avant les infos des luttes, les infos de contact de sud santé sociaux 44 est sur cette page pour envoyer vos messages et chèques de soutien et n’oubliez pas qu’on se donne rdv à Nantes le 8 novembre !

mardi 14 octobre, les salarié-e-s des accueils périscolaires de l’agglo nantaise ont manifesté-e-s.

De fait, la mairie a lancé un appel d’offre concernant ce secteur. L’association Leo Lagrange à obtenu le "marché", mais compte bien casser tous les acquis sociaux obtenus pas les salarié-e-s... Usage ? Accord ?

Une réunion de négociation nationale aura lieu vendredi 19.

En parallèle, la mairie a octroyé un budget supplémentaires de 800 000 euros par an, sur 4 ans, afin de permettre à l’association de se "développer" dans les quartiers populaires. Une aubaine pour l’association !

Sauf qu’à ce jour, des salarié-e-s sont embauché-e-s avec des conditions salariales inférieures, certain-e-s perdent des heures, les salaires sont versés avec retard, et pas une trace de création de poste dans les quartiers dis "populaires".

Les représentant-e-s de SUD Santé Sociaux sont venus de Toulouse le 20/09 pour rencontrer leur collègues, puis le 14 octobre pour participer à la mobilisation.
Un grand nombre de service de restauration scolaire, et d’accueil ont du fermer (plus de 70%). Les salarié-e-s se sont rassemblé-e-s devant la mairie vers 9H30, une délégation a été reçue, avec le blabla habituel... Ensuite, cortège vers le siège départemental de l’asso (dans les mêmes locaux que l’ARS... Vous inquiétez pas ça sera de nouveau pour vous la prochaine fois). Le directeur adjoint a reçu une délégation, mais là encore, rien de plus... Ha si, du mépris !

Ici comme ailleurs l’unité syndicale est un combat. Heureusement elle est poussée par des représentant-e-s locales de l’asso (celle qui s’est faites rachetée) et qui veulent se battre....

Il y a plusieurs enjeux : équité de traitement, maintien des niveaux de salaires et du temps de travail. L’objectif est de maintenir les acquis, mais aussi de voir comment les étendre à l’ensemble du groupe.

L’AG a voté une réunion le 6 novembre, afin de s’organiser pour la lutte à venir (les accueils périscolaires sont fermés pendant les vacances...).

Communiqué de Presse SUD Santé Sociaux Loire-Atlantique Grève dans les cliniques ELSAN

Depuis le 11 octobre 2018, soit 7 jours, une grande partie du personnel soignant de Santé Atlantique (polyclinique Nantes atlantique et clinique Saint-Augustin et Institut de la main) est en grève. Le syndicat SUD santé sociaux 44 soutient matériellement et juridiquement cette lutte plus que légitime.

Certes, les conditions d’accueil des patient-e-s sont impactées par le conflit. Mais justement, la première revendication des salarié-e-s est de soigner, accueillir, accompagner les patient-e-s dans la dignité et le respect des personnes.

La logique de rentabilité du groupe ELSAN, fond de gestion propriétaire de ces cliniques, nuit au bien collectif. Faire du profit sur la santé au détriment de la qualité des soins met en danger autant les patient-e-s que les soignant-e-s. La nouvelle organisation des services des cliniques du groupe préfère investir dans l’immobilier et la communication, au lieu de se concentrer sur l’essentiel : organisation correspondant aux besoins, personnels formés et placés vers leurs compétences propres, renfort d’emplois pérennes.

Dès le 2e jour de grève, le préfet à la demande de la Direction a ordonné la réquisition des salariés grévistes dans le cadre d’un service minimum, au nom de « la continuité du service public de santé ». Cette décision inadmissible est une atteinte au droit de grève des salariés du secteur privé. On est « service public de santé » quand ça arrange, pour écraser les salariés en grève et on faits des profits dès le lendemain.

Pendant ce temps, les salarié-es (infirmières, aides-soignantes, administratifs, etc…) poursuivent la grève, pour défendre les soins et leurs conditions de travail… l’un ne va pas sans l’autre. Si le Groupe ELSAN souhaite que le travail reprenne, la balle est dans son camp : plus d’emplois, mieux répartis et une remise à plat de l’organisation du travail.

Les grévistes aiment leurs métiers, souvent pénibles, mais fait avec l’implication de servir sans compter. Avec cette restructuration faite à la hache, la coupe est pleine !

Vous pouvez les soutenir sur l’adresse suivante :
https://www.leetchi.com/c/solidarite-personnels-sante-atlantique

SUD santé sociaux 44 et SOLIDAIRES 44 militent pour l’accès aux soins et à la santé pour toutes et tous, de façon équitable, et qui permet aux soignant-e-s de travailler dignement, dans le respect du droit et de la préservation de la santé de toutes et tous, elles et eux y compris !