Psychologue : un mise au pas au goà»t de cendres

Une mise au pas au goà»t de cendres qui s’accélère, ne soyons pas dupes !

Malgré les mobilisations passées et les rencontres avec les différents représentants des ministères depuis plus de quatre ans :
- toujours pas de titularisations des précaires ;
- toujours pas de revalorisation des carrières ;
- toujours pas de reconnaissance des statuts.

Par contre il est imposé :
- toujours plus de contrôle de l’activité ;
- toujours plus de bonnes pratiques standardisées.

Nos revendications n’ont pas changées. Nous sommes conscient-es que les attaques portées contre les psychologues sont de même nature politique que celles que subissent leurs collègues des autres professions avec la dimension supplémentaire que la profession de psychologue telle que nous l’entendons est purement et simplement menacée de disparaître.

Nous analysons le réel auquel nous avons à faire et refusons le miroir aux alouettes tendu pour mieux accompagner cette disparition et continuons à :

  • nous insurger contre la dilution de la profession de psychologue dans des métiers intermédiaires, réduite à l’exercice de compétences, encadrée par la définition de pratiques formatées ;
  • exiger que la profession de psychologue encore jeune, loi de 1984 sur le titre unique de psychologue, puisse au contraire se maintenir et se développer dans un exercice à multiples perspectives apurés des personnes, des équipes et dans les institutions ;
  • réclamer le respect de la Fonction FIR, nécessaire à la Formation continue, la documentation, l’Information et la Recherche, liée à la pratique clinique pour les psychologues. Cet outil doit être étendu à d’autres professions paramédicales et socio-educatives qui nécessitent pour leur bon exercice la possibilité de se mettre à jour, suivre les évolutions de leur métier et y participer activement.

Nous exigeons le maintien de la position des psychologues et des fonctions, qu’elles et ils occupent, liées aux orientations choisies, comme leur permet leur statut.

Nous nous inscrivons, comme les psychologues, dans une lutte plus générale avec les autres professionnel-es, pour un accueil humain de la souffrance dans le champ sanitaire, social et médico-social.

Nous incitons les psychologues à prendre leurs responsabilités dans les instances institutionnelles existantes pour prendre part de manière plus active à la défense collective des intérêts des professionnel-les, des patient-es et d’un système de Service Public d’accueil de la souffrance et de la maladie..