Maltraitance des personnes exilées, répression des syndicalistes, ca suffit !

Les politiques gouvernementales de non accueil des migrant-es, mineur-es ou non, conduisent à des drames, face à celles-ci des femmes et des hommes se lèvent et sont, pour ce fait, durement répri-mé-es.

La violence d’Etat Tue !

Contraints à dormir dehors, soumis aux vols répétés de leurs effets par la police, reconduits à la frontière en dehors de tout cadre légal, pourchassés par les forces de l’ordre jusque dans leur lieu de vie, les exilés sont victimes d’une violence d’état qui conduit parfois jusqu’à la mort.

C’est ce qui s’est passé le 6 janvier, au foyer d’accueil pour mineurs isolés étrangers Bellevue de Châlons en Champagne, géré par la Sauvegarde de la Marne, terrorisé par l’arrivée des forces de l’ordre, Denko Sissoko s’est défenestré. Ce drame n’est pas isolé, dans ce foyer déjà, un jeune avait sauté par la fenêtre en décembre et nous avons connaissance de plus de 7 suicides de personnes migrantes ces dernières semaines.

Le travail social n’est pas le gant de velours de la main de fer des politiques racistes et maltraitantes

Dénoncer les politiques et les conditions de non accueil qui conduisent à de tels drames est un devoir, une impérieuse nécessité pour ne plus laisser faire, pour que personne ne puisse dire “je ne savais pas”. C’est ce qu’a fait notre camarade Ibtissam, éducatrice, représentante du personnel et syndicaliste SUD Santé Sociaux. Ibtissam, 5 jours après son élection, s’est rendu au foyer Bellevue et a constaté de nombreux dysfonctionnements.

Après le drame du 6 janvier, Ibtissam a raconté ce qu’elle avait vu : mauvaises conditions d’hébergements, absence d’accompagnement social conséquent, jeunes laissés en autonomie le soir, la nuit et les week end… Pour avoir dit ce qu’elle avait vu, pour avoir rappelé que le travail social n’est pas le gant de velours de la main de fer des politiques racistes et maltraitantes… Ibtissam est aujourd’hui sanctionnée.

Travailleuses et travailleurs sociaux, syndiqué-e-s ou non, résistance !

Convoquée à un entretien préalable à sanction le lundi 30 janvier, son employeur lui a signifié sa volonté de la licencier et a prononcé une mise à pied à titre conservatoire (interdiction de travailler et absence de salaire dans l’attente de la décision). Ces mesures constituent une discrimination syndicale et vise à faire taire la lanceuse d’alerte qu’est Ibtissam.

Car ses valeurs sont les nôtres, car ce qu’elle défend, nous le défendons, la Fédération SUD Santé Sociaux affirme son soutien plein et entier à Ibtissam Bouchaara aujourd’hui menacée de licencie-ment par son employeur.
Le président de la sauvegarde de la Marne souhaite sanctionner Ibtissam car ses propos cause-raient du tort à la structure. Ce qui fait du tort à la Sauvegarde de la Marne et à tant d’autres associations, c’est d’accepter de mettre en œuvre les politiques de non accueil et de violences infligées aux exilé-es. Le travail social c’est celui que défend Ibtissam, pas celui transformé en contrôle social que veulent nous imposer directions et financeurs.
La Fédération SUD Santé Sociaux demande à ce que la procédure visant notre camarade soit immédiatement suspendue, nous serons jusqu’au bout à ses côtés.

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