les professeurs d’enseignement spécialisé se mobilisent

Le projet de loi " pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées " est en cours de discussion au Parlement.
Ce projet, qui s’inscrit dans la continuité des grandes déclarations de principe sur les droits élémentaires des handicapés, n’en modifie pas moins un certain nombre de dispositions réglementaires les concernant, en lien étroit avec les politiques libérales soumises aux lois du marché et de la concurrence. Ainsi sont en jeu , à travers une mission préparatoire, la répartition des compétences entre l’état et les départements, voire entre administrations ou ministères, ainsi que les transferts de charges qui en découleront.
Le financement des droits nouveaux (principe d’accessibilité généralisée à l’école, à l’emploi, aux transports â ?¦) serait assuré par une partie des ressources dégagées par la suppression d’un jour férié ! Dès lors, la question de l’inéquation entre les objectifs revendiqués et les moyens dégagés apparaît clairement.

La scolarité (y compris dans l’enseignement supérieur) est un droit, sous la responsabilité de l’Education Nationale. Ceci n’ a rien de nouveau, mais en réalité, l’EN n’avait pas les moyens d’assurer cette obligation, et la scolarisation des handicapés est le plus souvent assurée par les établissements spécialisés de santé ou médico-sociaux, avec, en principe, des personnels qualifiés relevant du ministère de l’Education Nationale.
Le projet entraîne une modification du code de l’éducation (le terme "éducation spéciale" est abandonné, sous couvert de non discrimination) et une réforme des qualifications requises.

Dans ce contexte et pour exemple, la scolarisation des déficients sensoriels (sourds et/ou aveugles) doit être abordée de manière spécifique, ce qui est loin d’être le cas avec ce projet de loi.
Plus de 1500 professeurs spécialisés relevant du ministère de la santé assurent la scolarisation des déficients auditifs dans des établissements spécialisés, en partenariat avec l’Education Nationale.

La fédération SUD santé sociaux soutient ces personnels mobilisés et organisés dans un collectif national, et fait siennes leurs revendications immédiates portant sur la qualité du service rendu et la reconnaissance de leur diplôme :
1) Du fait que le handicap de la surdité entraîne une différence linguistique, une éducation scolaire collective (C.L.I.S. ’ U.P.I.) doit être proposée à chaque enfant sourd.
2) Les C.L.I.S. et U.P.I. spécifiques à la surdité doivent devenir une réalité et bénéficier d’un enseignement adapté de qualité : les professeurs d’enseignement spécialisé du Ministère de la Santé doivent y avoir un rôle prioritaire.
3) Les diplômes des professeurs spécialisés ( CAPEJS ’ CAEJDA ’ CAFPETDA ) délivrés par le Ministère de la Santé, doivent être reconnus au sein de l’Education Nationale.
4) L’Education Nationale doit permettre l’accès de personnes sourdes aux I.U.F.M.

La prise en compte de ces revendications déterminera le devenir statutaire de ces personnels. La fédération Sud santé sociaux se prononce pour une intégration à l’Education Nationale, sous statut fonction publique.


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