Le 3 décembre 2020 Journée nationale de grève et de mobilisation du social et médico-social !

Contre les politiques austéritaires
Cela fait des années que le secteur social et médico-social, public comme privé, doit faire face à une ré-gression sociale, des politiques d’austérités et plus de contrôle social. Une situation alarmante qui génère souffrance au travail et une véritable perte de sens auprès d’une grande partie de salarié.es.

Oublié-es ? Non, sacrifié-es !
La crise sociale et sanitaire que nous traversons a mis en exergue le mépris des dirigeants pour les étu-diant.es et les salarié.es du secteur. Nous avons été envoyé.es en première ligne, oublié·es, sacrifié·es, sans masques, sans matériel de télétravail, laissant l’engagement et la conscience professionnelle opé-rer, renforçant le sentiment légitime d’être aban-donné·es. Ce mépris s’est manifesté notamment au moment de l‘escroquerie du SEGUR, qui a tout sim-plement exclu notre secteur des discussions.

Contre les politiques austéritaires
Cela fait des années que le secteur social et médico-social, public comme privé, doit faire face à une ré-gression sociale, des politiques d’austérités et plus de contrôle social. Une situation alarmante qui génère souffrance au travail et une véritable perte de sens auprès d’une grande partie de salarié.es.
Une situation qui percute les personnes que nous accompagnons, victimes très souvent des politiques profondément inégalitaires, injustes et racistes (fi-chage et discrimination des mineur·es isolé·es étran-ger·es, réforme de la justice des mineur·es, restric-tion des contrats jeunes majeur·es, pseudo loi « d’inclusion scolaire »…). Des conséquences qui sont également liées aux conditions de travail et d’études qui sont sabordées par des décisions politiques qui imposent : une baisse des moyens financiers, les suppressions de postes ainsi que la déqualification des professionnel·les. A cela, il faut ajouter la persis-tance d’inégalités professionnelles femmes/hommes et des salaires de misère.

Nous ne sommes pas des vaches à lait !
Cette situation ne doit rien au hasard ! Le patronat voudrait transformer ce bastion de la solidarité non lucrative, en une manne financière pour les grands groupes. C’est de cette logique marchande que sont apparus les appels à projets, les contrats à impacts sociaux, la tarification à l’acte…
Face à cela, il n’y a pas de résignation à avoir. Des luttes locales fleurissent partout dans nos établisse-ments. Nous en avons recensé plus de 220 depuis septembre 2018. La colère et l’indignation sont pré-sentes ! C’est pourquoi une journée de grève et de mobilisation d’ampleur nationale est prévue le 3 décembre. Cette journée doit sonner la généralisa-tion et la convergence d’une dynamique de résis-tance et de lutte nécessaires dans notre secteur.

Parce que nous voulons une société juste et égalitaire, nous posons des re-vendications immédiates :
-  Des revalorisations de salaires pour toutes et tous d’au moins 300€ et l’égalité salariale femmes/hommes
-  L’amélioration des conditions de travail et le pouvoir de décision aux professionnel.les de terrain pour l’organisation du travail
-  La création de postes supplémentaires et l’embauche en CDI des contractuel.les et in-térimaires qui le souhaitent.
-  La défense de nos métiers et nos qualifica-tions et la fin de la précarité étudiante
-  Des moyens financiers à la hauteur des be-soins de la population et l’accès à toutes et tous des moyens de vie décente, en com-mençant par l’inconditionnalité d’un accès à un logement salubre et adapté, à l’alimentation, à la santé et à l’éducation gra-tuites ;
-  L’abrogation de toutes les lois racistes et dis-criminantes, ainsi que celles visant à substi-tuer la répression à la prévention
-  La fin de la marchandisation du secteur, au profit d’un grand service public de l’action sociale et médico sociale.
Ce n’est qu’un début ….
Nous ajoutons que la journée du 3 décembre n’est qu’un lancement d’une dynamique unitaire dans notre secteur, mais qu’elle vise également à être associée à une date de mobilisation interprofession-nelle.

Déjà de nombreuses initiatives locales :
A Paris :

Rendez-vous : 14h00
Devant le Ministère des Solidarités
Place Pierre LAROQUE

- Moselle (57) : Manifestation 14h place de la répu-blique à Metz
- Essonne (91) : Rassemblement 10h devant la pré-fecture d’Evry, blvd de France.
- Vosges (88) : Rassemblement à 14h30 devant l’ARS, 4 Avenue du Rose Poirier, 88000 Épinal
- Paris (75) : Rassemblement à 14h devant le minis-tère de la solidarité, place Pierre Laroque.
- Vienne (86) : Rassemblement à 13h30 devant la mairie de Poitiers, Place d’Armes.
- Isère (38) : Manifestation à 14h, départ de l’IUT2, 2 Place Doyen Gosse à Grenoble
- Savoie (73) : Rassemblement à 14h place du Châ-teau à Chambéry
- Nord (59) : Rassemblement à 14h30 devant l’ARS de Lille, 556 Avenue Willy Brandt + envoi massif de mail aux décideurs et financeurs.
- Bas Rhin (67) : Débrayage, piquet de grève et AG dans les établissements.
- Ille-et-Vilaine (35) : Rassemblement à 11h30, place Charles de Gaules à Rennes.
- Seine et Marne (77) : Rassemblement devant la préfecture de Melun de 10 à 12h
- Oise (60) : Rassemblement à 10h au Rond point de Darty de St Maximin
- Doubs (25) : Manifestation à 14h à partir du CLS Bellevaux, 29 Quai de Strasbourg à Besançon, en direction de l’ARS
- Indre et Loire (37) : Rassemblement à 15h devant la préfecture de Tours, 15 Rue Bernard Palissy.
- Gard (30) : Rassemblement à 14h devant l’ARS de Nimes, 6 Rue du Mail.
- Tarn (81) : Manifestation à 14h, départ de la préfec-ture d’Albi, Place de la préfecture.
- Deux Sèvres (79) : Rassemblement à 13h, devant l’IME de Villaine, à Azay le Brule
- Rhône (69) : Manifestation à 14h au départ de l’ARS de Lyon, 241 rue Garibaldi
- Gironde (33) : Rassemblement à 14h devant le Con-seil Départemental, Esplanade Charles de Gaulle à Bordeaux
- Gers (32) : rendez vous dès 10h sur le parvis de la mairie de Auch, 1 Place de la Libération
- Yonne (89) : Rassemblement à 14h30 devant le pré-fecture d’Auxerre, 1 Place de la Préfecture