le 16 juin : déconfinons nos colères ! Masqué.e.s mais pas muselé.e.s !

Masqué·e·s mais pas muselé·e·s Le 16 juin déconfinons nos colères ! #PlusJamaisÇa !

Les déclarations présidentielles pendant la crise COVID étaient sans ambiguïté. Le Président Macron a défendu tour à tour “l’État Providence” et les services publics comme des “biens précieux”, “la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession” “un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières pour l’hôpital”.

Mais les belles promesses s’envolent, et le gouvernement reste sur sa ligne mortifère dont il veut accéléré le rythme : comme avant mais en pire et en plus accéléré... statut flingué, hôpital public au service du privé, individualisation des salaires, des statuts, des formations, assouplissement du temps de travail.

La Fédération SUD Santé Sociaux ne peut ni se taire, ni oublier que le désastre que nous venons de vivre et qui se poursuit encore, trouve sa source dans l’incurie de nos dirigeants politiques et dans l’avidité de ceux qui les soutiennent en premier lieu les multinationales et la finance !

masqué.e.s mais pas muselé.e.s

C’est pourquoi le 16 juin, l’heure est venue de commencer à régler nos comptes et de participer à la construction d’une mobilisation populaire pour la santé et notre système de protection sociale !

La crise sanitaire est la crise d’un système à bout de souffle. Elle a mis en évidence et amplifié les inégalités sociales et économiques.

Elle révèle et amplifie les impasses des politiques libérales, des plans d’austérité, des réformes mises en œuvre par des gouvernements successifs dont aucun ne s’est libéré des dogmes mortifères de la “concurrence libre et non faussée”, de la compétition entre tous et contre tous.

Elle révèle l’imprévoyance, l’absence d’anticipation et de préparation, l’insuffisance de moyens matériels et humains.

Elle révèle le cynisme des politiques et des décideurs qui font du mensonge l’art de s’adapter aux insuffisances de moyens dont ils sont responsables en renvoyant cette responsabilité à la population qui est accusée de ne pas se conformer aux comportements décrétés.

Elle révèle que l’absence de protection des travailleurs et travailleuses et l’exposition aux risques et aux dangers pour la vie et la santé physique et mentale est le prix à payer pour continuer à produire “des activités dites essentielles”.

Elle révèle l’absence de remise en question du gouvernement qui engoncé dans ses certitudes et ses dogmes libéraux se refuse de réquisitionner massivement les moyens de production, bref de les socialiser et de les mettre en commun pour le bénéfice de toutes et tous.

Elle révèle que les lois et décrets d’exception pris en temps de crise réduisent en premier lieu les droits des citoyen.ne.s et des travailleurs.euses, leurs conditions de travail, leurs libertés d’expression, de contestations et d’actions collectives.

Elle révèle que la répression reste l’outil principal pour maintenir l’ordre social inégalitaire.

Elle révèle que les travailleurs.euses des activités dites essentielles sont majoritairement des femmes dont les rémunérations ne reflètent en rien le caractère essentiel de leur activité et leur exposition aux risques.

Elle révèle que notre système de santé n’était pas préparé à cette crise, qu’il était déjà fortement dégradé avant le début de la pandémie et que s’il a tenu dans des conditions chaotiques, catastrophiques et dramatiques, les personnels hospitaliers tout en faisant preuve de détermination et d’engagement en ont payé le prix fort.

Elle révèle que dans le social et le médico-social la situation est la même et en sus une invisibilisation complète durant la crise. La crise sanitaire a mis à jour combien nos métiers étaient vitaux pour la permanence des missions de service public, du lien social et de l’aide aux plus démunis.

Elle révèle que dans l’aide à domicile et les EHPAD, le manque de moyens est encore plus flagrant et que nos gouvernants n’ont que faire du devenir de nos personnes âgées et des personnels qui en prennent soins. Plus de 10 000 décés en EHPAD ! Quant aux personnes dépendantes décédées à domicile aucun chiffre à ce jour de la part du gouvernement.

Elle révèle que les politiques libérales méprisent les risques sociaux et sanitaires encourus par la population et les personnes les plus fragiles comme le démontre le nombre scandaleux de décès dans les EHPAD.

La crise a aussi mis le focus sur notre système de protection sociale et toutes les attaques qu’il a subi et l’on fragilisé depuis plus de 40 ans.

Si le pire a été évité comme nous le dit le gouvernement, c’est bien grâce à tou·te·s les professionnel·le·s de la santé, du social et du médico-social, car notre système de santé et de protection sociale n’est ni considéré, ni armé !

La Fédération SUD santé sociaux appelle tous ceux et celles qui partagent ce point de vue à construire dans chaque localité, région, comme au plan national et international une mobilisation unitaire la plus large possible pour en finir avec la destruction des systèmes de santé et de protection sociale en France et partout dans le monde.

Alors construisons, toutes et tous ensemble, syndiqué-es ou non syndiqué-es, salarié-es de la santé et du social, ou simples citoyens et citoyennes, une mobilisation populaire du plan local au plan international qui dépasse les frontières, car l’heure est enfin venue de commencer à régler nos comptes !

Le 16 juin déconfinons nos colères ! #PlusJamaisCa !

De multiples rassemblements et/ou manifestations et/ou actions auront lieu le 16 juin partout en France.

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Pour Paris : RDV à 13h devant le Ministère de la Santé, rue de Ségur. Puis après quelques prises de paroles, vers 14 H, on tournera le dos à Ségur (et à la mascarade des pseudos concertations) et nous manifesterons.

Ps : Ne nous donnez pas de rtt pour des bons de vacance mais prenez un RTT le 16 juin pour manifester à nos côtés !

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La Fédération SUD Santé Sociaux demande à toutes les personnes se rendant sur les lieux de manifestations de venir avec un masque et de respecter les mesures barrières.