L’Hôstérité tue

C’est l’INSEE qui le dit : " Le nombre de décès a fortement augmenté en 2015. Il n’avait jamais été aussi élevé depuis l’après-guerre ".

Canicule en juillet, vague de froid en octobre, épidémie de grippe, le ministère de la santé essaye de justifier ce fait par : des "épisodes exceptionnels", de nombreux témoignages du terrain, de soignant-es, d’usager-ères et de leurs familles font plutôt part d’une situation plus qu’alarmante dans les hôpitaux !

Cela fait des années qu’ une oppressante sensation mélangée de peur et de culpabilité leur interdit de communiquer à la mesure d’un scandale sociétal qu’il est pourtant urgent de dénoncer. Depuis l’élection de François Hollande rien n’a changé, sinon en pire. Pas un établissement en France n’aura été épargné par les mesures d’Hôstérité imposées par le gouvernement, réduction de postes, perte de RTT, délinquance managériale (rappels à domicile, travail en 12 Heuresâ ?¦).

La destruction progressive du Service Public et privé non lucratif de la Santé, les difficultés d’accès aux soins, l’éloignement des services de santé, la fermeture de maternités de proximité, de services d’urgence, le déremboursement des médicaments, les franchisesâ ?¦ toutes ces mesures constituent la véritable origine de la diminution de l’espérance de vie observée en France en 2015.

Les directions d’établissements sont devenues les fossoyeuses du système de santé. Elles denient la souffrance au travail et la réduction de l’accés aux soins qu’elles orchestrent tant elles sont préoccupées, plan d’économies après plans d’économies, à préssurer les personnels et réduire les moyens jusqu’à ce que le Service Public se réduise à peau de chagrin.

à?a suffit ! Les soignant-es opposent un devoir d’alerte à leur obligation de réserve !

Au-delà de la remise en cause de leurs conquis sociaux, les hospitalier-ières et les personnels des services socaux quand elles et ils ont l’occasion d’exprimer leur mécontentement manifestent avant tout le fait qu’elles et ils ont "mal à leur éthique".
Les personnels hospitaliers refusent de participer à ce qui se chuchote déjà sur les réseaux sociaux comme le début d’une régression sociale sans précedent. 41 000 mort-es de plus en 2015 pour un total de 600 000 décès sur une population totale 66,6 millions d’habitant-es (+ 7,3 %). Comment peut-on poursuivre une telle politique avec un tel bilan ?

Les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), contrairement à ce qui est annoncé par les Agences Régionales de Santé (ARS), ne feront qu’aggraver la situation de notre système de santé incapable en fait de faire face à une urgence sanitaire majeure (les fameux épisodes exceptionnels).

Les personnels des hôpitaux refusent d’être complices de morts prématurées !
Pour arrêter l’hémorragie, ils exigent un moratoire sur les GHT et l’organisation de véritables assises des Services Publics de la Santé. Leurs outils de travail sont détruits et 22000 postes seront encore supprimés en 2017. Ils n’ont plus les moyens de répondre à la demande légitime de la population.

Par la lutte ils feront en sorte que les élu-es politiques soient contraint-es d’ouvrir les yeux et les oreilles sur la situation subie par le commun des citoyen-nes et sur le sort des salariè-es de la santé.

  • Le 14 juin
    manifestation nationale à Paris
    contre la loi travail
  • du 20 au 24 juin
    semaine d’action sanitaire et médico-sociale avec un temps fort de
    mobilisations et de manifestations
    le 21 juin.


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