L’extrême droite tue, faisons son procès

Le 5 juin 2013, à Paris, Clément Méric, syndicaliste à Solidaires étudiant-e-s et militant antifasciste, mourait sous les coups de skinheads néo-nazis. Du 4 au 14 septembre aura lieu à la Cour d’assises de Paris le procès des agresseurs de Clément et de ses camarades présents à ses côtés ce jour là.

Mise à jour - retrouvez le communiqué de notre Union Syndicale Solidaires suite au verdict du procès.

communiqué de notre union Syndicale Solidaires

oui notre camarade Clément Méric a été assassiné par l’extrême-droite à retrouver sur solidaires.org

Le Comité Pour Clément

De plus amples informations sont disponibles ici : http://www.pourclement.org

  • 4 septembre : 18h30 à Havre Caumartin, à l’endroit du meurtre, pour y apposer une plaque en l’honneur de Clément,
  • 11 septembre : 18h30 au Pont du Carrousel, où Brahim Bouarram était assassiné en 1995 par un militant d’extrême droite,
  • 14 septembre : 18h30 à République pour une courte marche vers Ménilmontant.

Les structures et militant-es de Solidaires peuvent aussi organiser des initiatives partout là où ils et elles sont présent-es, sous les formes qui leur conviennent (comme par exemple des diffusions de tracts, l’organisation de conférences, de manifestations, de rassemblements, rebaptiser des rues ou des places Clément Méric, etc.)

Vidéo du week-end antifasciste de lutte et d’hommage de juin 2018

Le tract de Solidaires

Cinq ans après les faits, la menace de l’extrême-droite continue de se développer, notamment à cause du capitalisme, de la précarité et de la concurrence qu’il instaure entre les travailleurs et les travailleuses, en faisant germer le racisme, l’homophobie et le sexisme.

Les gouvernements successifs favorisent la xénophobie et laissent mourir les migrant-es dans la Méditerranée comme sur le territoire français. Ils organisent la précarité et répandent la misère en détruisant les services publics et le code du travail.

Les groupuscules fascistes et les partis d’extrême-droite présents dans les institutions tentent de récupérer la colère des travailleurs et des travailleuses face à ces mesures antisociales.

Or, dans les faits, ce n’est certainement pas du côté des plus pauvres que se trouve le Rassemblement National. Dans les villes administrées par des maires élus sous l’étiquette de son ancêtre le Front National, les aides et services sociaux sont réduits, parfois à néant.

De même, des groupuscules tentent d’ouvrir des “Bastions sociaux” dont l’objectif prétendu est de venir en aide aux plus précaires, uniquement s’ils ont l’air Français. Pour l’instant, la pauvreté n’a pas reculé dans les villes où ils sévissent. Cependant, des agressions homophobes et racistes de la part de leurs membres sont condamnées en justice.

A l’opposé de cela, l’union syndicale Solidaires revendique l’anticapitalisme et l’égalité des droits. Elle est porteuse d’un syndicalisme qui défend la solidarité entre tous les travailleurs et toutes les travailleuses. Il s’agit d’une condition fondamentale pour construire un rapport de force face au système libéral destructeur. Et c’est aussi un élément primordial du progrès social. Clément est mort pour ses combats qui sont les nôtres : la lutte contre les discriminations et les oppressions, pour une société juste, solidaire et démocratique.

L’union syndicale Solidaires appelle donc à organiser ou à participer à toutes les initiatives de mobilisation pour la solidarité et contre l’extrême-droite à l’occasion du procès des agresseurs de Clément

Communiqué de Solidaires Etudiant-e-s

Le 5 juin 2013, notre ami et camarade Clément Méric était assassiné par des fascistes à Paris. Comme nous, il était alors étudiant, militant, antifasciste, syndicaliste.

Du 4 au 14 septembre se tiendra le procès de ses assassins, à la Cour d’Assises de Paris. Nous demandons au maximum de personnes possible de venir en soutien à la famille de Clément et à ses proches pendant les audiences. En parallèle, nous appelons à une présence nombreuse aux rassemblements des 4, 11 et 14 septembre (voir détails sur notre site).

Pris pour cible du fait de ses engagements politiques, Clément Méric a été victime d’un assassinat politique.

Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux et des militants, il est important de rappeler que c’est l’extrême droite et ses idées qui violentent, blessent et tuent partout en France, hier comme aujourd’hui. Ce procès doit être l’occasion de réaffirmer, publiquement, partout, que le fascisme est un poison, et que la résistance antifasciste doit continuer à s’organiser.

Nous ne baisserons jamais les bras face aux idéologies mortifères, racistes. Le fascisme doit être combattu partout, dans nos facs comme sur nos lieux de travail, dans les rues comme dans les discours. Ce procès sera l’occasion de faire la lumière sur les circonstances de cet assassinat, et que soit reconnue et jugée la dimension politique de cet acte.

L’extrême droite tue, faisons son procès !