Journée de mobilisation le 9 Octobre 2018

La fédération SUD Santé Sociaux appelle à participer aux manifestations du 9 octobre. Retrouvez les tracts et communiqués sur cette page.

mise à jour : ajout du tract de sud santé sociaux et la déclaration du comité national de Solidaires

Tract fédération SUD Santé Sociaux

Avant de décliner un Plan de Loi du Financement de la Sécurité Sociale, encore plus offensif en matière d’austérité que les précédents, et la contreréforme des retraites, le gouvernement Macron a fait l’annonce, cet automne, de mesures affectant nos secteurs. Tout d’abord, avec le plan pauvreté (repoussé depuis le début de l’été, pour cause de coupe du monde….) puis avec le plan santé.

Ces deux plans visent à la fois à réduire les aides aux plus précaires et à favoriser le privé que ce soit dans le social, le médico-social ou bien le sanitaire :
- favorisant les patrons d’entreprises, les actionnaires et les tenants du libéralisme
- cassant la sécurité sociale,
- organisant la refonte et la minoration des aides sociales,
- tentant de supprimer la fonction publique et les services publics.

Plan pauvreté : vers une refonte du travail social

Présenté comme le tournant social du quinquennat Macron, le plan pauvreté va saborder le sens même des métiers du social et du médico-social.
A plusieurs reprises ce plan pauvreté fait écho au rapport Bourguignon et annonce la couleur en souhaitant réformer le travail social à l’horizon 2020. On y devine déjà certains contours :

- injonction de résultats
- utilisation de plateformes dématérialisées,
- renforcement des fonctions de contrôle social,
- création de nouveaux diplômes universitaires et de nouveaux métiers (écrivains publics, médiateurs sociaux, développeurs sociaux).
En parallèle, après avoir sabré la prévention spécialisée, la « nouvelle innovation sociale à la mode » consisterait à développer les pratiques « d’aller vers » les personnes, comme si le travail social et médico-social se cantonnait à cette seule prérogative.

Plan Santé : on prend les mêmes et on recommence ?

Le « Plan Santé », annoncé à grand renfort de communication comme une véritable révolution mettant le-la patient-e au coeur du dispositif n’est purement et simplement qu’une simple accentuation du dogme technocratique et libéral désormais applicable à notre système de santé. Il s’avère être une véritable aubaine pour la médecine libérale qui bénéficiera d’incitations financières.
Les professionnel-les de santé, dans le public comme dans le privé, sont exsangues, mais ils-elles devront donc se contenter de continuer avec les suppressions de postes, leur situation d’astreinte permanente et cette souffrance au travail, se traduisant par un nombre sans précédent de suicides, qui manifestement n’inquiète personne au gouvernement.

Pour la Fédération SUD Santé Sociaux,

Il est urgent de réellement renverser la table et définir les moyens et l’organisation du système public de santé de manière démocratique avec les professionnel-les de santé, de tous statuts, et les usager-ères. Pour ce faire, il faut sortir la protection sociale des griffes de la finance assurantielle, et remettre la Sécurité sociale au centre de notre projet de société, avec un retour à son financement et à son fonctionnement historique, qui a déjà fait ses preuves.

Ces plans n’accouchent pas d’une souris, mais de nouvelles pièces renforçant l’édifice libéral. Par un habile jeu de redéploiement des crédits, les mesurettes annoncées ne font pas oublier le fond du problème. La démolition de l’action sociale, éducative et sanitaire orchestrée depuis des années, nous invite à construire des mobilisations décloisonnant les secteurs. Partout, construisons des liens, des pratiques et des luttes communes entre acteurs et actrices du social, du sanitaire, de l’insertion.

SUD Santé Sociaux revendique :
- Une revalorisation du SMIC à 1 700€ et de toutes les grilles de salaires
- L’arrêt des politiques libérales dans nos secteurs
- Des effectifs suffisants pour que les personnels puissent faire leur travail dans de bonnes conditions

Afin de faire obstacle à la politique libérale de Macron et de son gouvernement, la Fédération SUD Santé Sociaux appelle tous les travailleurs-euses à :

  • manifester leur mécontentement dans la rue le 9 octobre
  • participer aux cortèges unitaires sur tout le territoire

déclaration du comité nationale de Solidaires - Le 9 octobre lançons l’offensive !

Solidaires lors de son comité national les 3 et 4 octobre, appelle l’ensemble des salarié-es du privé comme du public, à faire de la journée du 9 octobre un tremplin pour une mobilisation unitaire.

Des salarié-es, retraité-es, étudiant-es sont en grève ou mobilisé-es, contre les conséquences des politiques patronales et de ce gouvernement.

  • Depuis le printemps, de très nombreux hôpitaux psychiatriques sont en lutte pour obtenir les moyens de soigner leurs patients, alors que le plan hôpital oublie l’hôpital public et les infirmières et infirmiers, les personnels de santé.
  • Des salarié-es de New Look sont en lutte depuis plusieurs semaines ; l’annonce de la fermeture de 2/3 des magasins existants leur a été faite quasiment du jour au lendemain.
  • Les retraité-es continuent à se mobiliser depuis la rentrée et encore le 3 octobre suite à l’annonce du gel des pensions, de l’augmentation de la CSG alors qu’une réforme va en finir avec un système collectif de solidarité.
  • Des salarié-es de Mac Donald sont en lutte depuis cet été pour leurs salaires, conditions de travail et pour refuser d’être licencié-es. Ils et elles se battent pour que leur lieu de travail ne soit pas vendu.
  • Des postier-es se battent contre les réorganisations qui mettent à mal les salarié-es. Et dans le 92, des camarades se battent depuis 6 mois pour la réintégration de Gaël Quirante licencié malgré l’avis de l’inspection du travail et empêché de militer dans les bureaux de poste.
  • Les lycées professionnels étaient en grève le 27 septembre dernier et la mobilisation dans l’éducation va continuer et s’amplifier tandis que dans les universités la lutte contre la sélection reprend.
  • D’autres luttes existent, comme celle « des Fords » pour la sauvegarde de l’emploi et des outils de productions, ou celle des salarié-e-s d’Air France pour des augmentations de salaires.

Solidaires soutient ces luttes et appelle à les multiplier partout où c’est possible dans tous les secteurs privés ou publics. Solidaires est disponible pour les faire connaître, les soutenir, et aider à les coordonner quand les personnes mobilisé-es en expriment la volonté.

Solidaires réaffirme son soutien actif à l’ensemble des salarié-es, militant-es qui subissent la répression en particulier les postier-ères, les cheminot-es après leur mouvement du printemps dernier, les salarié-es du MacDo.

Pour Solidaires, au-delà de la fin des réformes régressives en cours, il faut :

  • une augmentation des salaires de 400 euros, et une revalorisation du SMIC à 1700 euros
  • retraite à 60 ans avec avec une pension à hauteur de 75% du dernier salaire et au minimum égale au Smic
  • un réel partage du temps de travail
  • une amélioration des conditions de travail
  • des services publics à la hauteur des besoins
  • assurer les moyens aux agent-es du contrôle fiscal pour lutter contre la fraude fiscale estimé de 80 à 100 milliards d’euros par an

Solidaires réaffirme que les mobilisations,

  • contre la répression anti-syndicale le 31 octobre à Versailles,
  • de la marche pour la forêt qui finira dans l’Allier le 25 octobre,
  • du 24 novembre contre les violences faites aux femmes à Paris et ailleurs,
  • les initiatives anti-racistes en Ile-de-France du 30 novembre et 1er décembre
  • les manifestations de chômeurs-euses du 1er décembre
  • et que toutes les mobilisations qui se développent pour les migrant-es
    sont elles aussi essentielles pour qu’un mouvement massif et populaire se construise.

Plus que jamais la construction de la contre-attaque est nécessaire et urgente.

D’ores et déjà Solidaires appelle à un mouvement d’ampleur dans la suite du 9 octobre afin de contre-carrer les mauvais coups du patronat et du gouvernement.

Communiqué de Notre Union Syndicale Solidaires Le 9 octobre pour un autre avenir !

Depuis l’année dernière, le gouvernement au service des plus riches, détricote peu à peu l’ensemble des droits sociaux collectifs, il :
- favorise les patrons d’entreprises et les actionnaires,
- casse la sécurité sociale,
- organise la refonte et la minoration des aides sociales,
- tente de supprimer la fonction publique et les services publics.
Tout cela en faisant croire que ce qui est bon pour les patrons serait bon pour les salarié-es et la population, et que pour travailler il suffit de traverser la rue !

En réalité, cette politique brise les solidarités, laisse une partie croissante de la population dans la précarité, tout en continuant d’accompagner la fuite en avant qui
détruit notre environnement et renforce les catastrophes climatiques.

De la poudre aux yeux
Tandis qu’une nouvelle loi (PACTE) qui contient privatisations et droits supplémentaires pour les entreprises (et évidemment pas pour les salarié.es) se
profile, le gouvernement veut nous faire croire qu’il lutte contre la misère par un plan pauvreté.
Le « plan misère », comme on devrait en réalité l’appeler, c’est : 2 milliards € par an pendant 4 ans pour 8 millions de personnes considérées comme pauvres en France, quand la disparition de l’impôt sur la fortune fait économiser 3 milliards par an aux 300 000 plus riches…
Et pour le plan santé : quasiment rien pour l’hôpital public ou pour les infirmier-es, la majorité va à la médecine libérale, dans la logique de la marchandisation de l’accès aux soins.

Augmentation du pouvoir d’achat ?
On nous parle d’augmentation du pouvoir d’achat par la suppression de la taxe d’habitation, ou la défiscalisation des heures supps. Mais cette manière de « donner
 » du pouvoir d’achat sans augmenter les salaires, les revenus et les pensions a des conséquences :
- supprimer la taxe d’habitation ce sera moins de moyens pour les services publics au niveau local, alors qu’ils bénéficient à tous et toutes,
- les heures supplémentaires bénéficient à ceux qui peuvent en faire (pas dans tous les secteurs et pas les femmes avec leur double journée !).

Et gare à ceux et celles au chômage ! La réforme de l’assurance chômage s’annonce comme une volonté de fliquer et de culpabiliser les personnes sans emplois, légitimant une baisse des droits. La mise en place d’un revenu « universel » d’activité, sera conditionné par l’acceptation de n’importe quel travail pour les personnes en difficulté !

Et pourtant les richesses existent
D’autres politiques sont possibles et peuvent être financées ! Les profits des grandes entreprises bénéficient toujours plus aux actionnaires (56 milliards distribués, +12 % en 2016) la fraude fiscale des plus riches et des grands groupes augmente (actuellement 80 à 100 milliards d’euros par an). Mais le gouvernement préfère baisser les APL, faire stagner ou reculer les minimas sociaux, les salaires des fonctionnaires et les retraites... bref, taper encore et toujours sur les mêmes.

Pour Solidaires réduire la pauvreté, c’est :
- Augmenter les salaires et partager le travail pour que toutes et tous y aient accès
- Un SMIC à 1700 euros net et la hausse immédiate de tous les salaires de 400 euros mensuel
- L’augmentation des minimas sociaux et des pensions !
- Développer les services publics, l’hôpital public, l’éducation, la culture...

le 9 octobre en grève et en manifestation discutons ensemble pour tracer collectivement des perspectives de luttes !

9 octobre 2018 : Ensemble à la conquête d'un autre avenir ! par Union Syndicale SOLIDAIRES

Déclaration commune CGT– FO – Solidaires – UNEF - UNL du 30 août

Pour les organisations syndicales de salariés, d’étudiants et de lycéens – la CGT, FO, Solidaires, UNEF et UNL- réunies le 30 août 2018, un constat s’impose et se renforce, celui d’une politique idéologique visant à la destruction de notre modèle social, favorisant notamment l’explosion des inégalités et la casse des droits collectifs.

Cette politique, ainsi que les mesures encore récemment annoncées par le gouvernement, relèvent d’une logique d’individualisation mettant à mal la solidarité et la justice sociale, valeurs essentielles de la cohésion sociale, et fragilisant une fois de plus les plus faibles, les précaires et les plus démunis.
Qu’il s’agisse :

- des risques qui pèsent sur les droits des salariés-es et demandeurs d’emploi en matière d’assurance chômage ;
- de la remise en cause du droit à l’avenir des jeunes par l’instauration d’une sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur et par le gaspillage que constitue le service national universel ;
- des atteintes au service public, en particulier CAP 22 ;
- des destructions d’emplois au travers de la désindustrialisation
- des attaques portées à notre système de santé ;
- de la destruction de notre système de retraites ;
- du gel des prestations sociales ;

Les organisations signataires appellent le gouvernement à entendre les attentes sociales multiples qui s’expriment dans le public et le privé, par les actifs, les jeunes, les demandeurs d’emploi et les retraités-es, et qu’il ne soit plus uniquement guidé par l’obsessionnelle diminution de la dépense publique. Au moment où est annoncée une fois encore l’explosion des dividendes en France et dans le monde, il est temps de mener une politique de partage des richesses pour augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.

Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des fondements de notre modèle social et à la conquête de nouveaux droits.
C’est pourquoi, les organisations signataires décident de faire du 9 octobre prochain une première journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, étudiante et lycéenne.

Concernant la date de la journée de mobilisation et de grève interprofessionnelle, l’Union syndicale Solidaires la validera lors de son instance nationale la semaine prochaine.

Les organisations signataires invitent les autres organisations syndicales et de jeunesse à s’y associer largement et à s’inscrire dans un processus de mobilisation.