IADE, nous le savions !

Nous le savions, la sortie du mouvement IADE (Infirmiers Anesthésistes Diplômés d’Etat) de 2010, les questions qu’elle laissait en suspens, les réponses obtenues, la gradation master de notre diplôme au prix d’une refonte de notre formation, une prime spécifique IADE pour les seul-e-s salariés du service public, nous appelleraient à nouveau à exprimer nos revendications dans un délai plus ou moins court.

Le danger est permanent d’une attaque sur notre exclusivité de fonction.

Ce que nous avons su déjouer alors, saurons-nous toujours le faire demain ? La multiplication des accords interprofessionnels de santé opacifie encore notre vision des pratiques. Si pour l’instant, au dire de la HAS, ce type d’accord n’est pas d’actualité s’agissant de l’anesthésie, rien ne nous en protège dans le temps quand aujourd’hui la loi le permet â ?¦
Si la vigilance est pour le moins de rigueur, nous devons tout simplement replacer le retrait de l’article 51 de la loi HPST au coeur de nos revendications.

Une dégradation exponentielle de nos conditions de travail

Nous ne pouvons plus ignorer la dégradation exponentielle de nos conditions de travail qui impacte sévèrement notre santé à tous les niveaux. L’évolution de la démographie médicale défavorable dans notre spécialité, la course à la rentabilité et les nouveaux managements, imposent aux l’IADE des charges de travail élevées et des prises de responsabilité accrues.
Ici les IADE endorment seuls les " ASA 1, voire 2 " (ASA : coefficient de risque anesthèsique) là elles/ils sont laissé-e-s seul-e-s en salle dès l’induction faite et jusqu’au réveil, ici encore elles/ils transfèrent seul-e-s les malades en SSPI (salle de surveillance post interventionnelle), parfois au mépris des règles de sécurité. Des conditions de travail qui n’empêcheront pas la ministre de l’époque de nous classer dans la catégorie des sédentaires, qui n’obligeront pas plus la nouvelle à revoir la copie. La reconnaissance de la pénibilité pour l’ensemble de la filière infirmière est plus que jamais légitime.

Reste, mais non négligeable, la question du salaire.

Il ne correspond en rien aux responsabilités qui sont les nôtres, mais qui surtout reste peu attractif pour des infirmières qui envisageraient la spécialité.
Nous avons appris à notre dépend que l’articulation entre la reconnaissance master et revalorisation salariale n’était pas la bonne.
Nous le savions, le LMD a été le miroir aux alouettes de la profession infirmière, et quelle que soit notre spécificité d’exercice, SUD a été la seule organisation a en dénoncer le leurre.

La gradation master de notre diplôme ne changeant en rien notre fonction et notre grade à l’hôpital, le ministère n’y voit pas l’intérêt à une augmentation de salaire.
Et pourtant elle est justifiée comme pour toutes les catégories à l’évidence, mais pas moins. Il faut là aussi porter cette question du salaire dans nos revendications.

Nous appelons l’ensemble de la profession :

  • à manifester son mécontentement et ses revendications dès le 5 juin,
  • à soutenir les étudiant-e-s en grève et en manifestation ce jour-là sur Paris.

Ce soutien qui pourra prendre les formes que vous souhaitez, grève, participation au rassemblement, débrayage, etcâ ?¦.

Les ministères doivent entendre monter la grogne.

La vague bleue peut à nouveau déferler !!

SUD Santé Sociaux à déposé un préavis de grève en ce sens


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