Grève au Centre hospitalier de Saint-Malo

Nous relayons le tract, la pétition et l’appel à participer à la cagnotte des grévistes du CH de Saint-Malo.

Tract de l’intersyndicale CGT, FO, SUD Santé et des grévistes

L’intersyndicale CGT, FO, SUD Santé et les grévistes tiennent à vous informer de la poursuite du mouvement de grève reconductible au Centre Hospitalier de Saint Malo les jours prochains en absence de propositions concrètes de la Direction et des Autorités de Tutelle aux revendications portées.

L’intersyndicale CGT, FO, SUD Santé sollicite l’ensemble du personnel du Centre Hospitalier de Saint-Malo à venir participer activement aux prochaines actions du 24 janvier 2019 : Distribution de Tracts et Signatures de Pétitions devant l’établissement.
L’intersyndicale CGT, FO et SUD Santé tiendra une Assemblée Générale le 24 janvier 2019 à 13 Heures pour rendre compte de la situation. Nous sommes tous concernés, VENEZ NOMBREUX !!! Posez une heure de grève symbolique pour rejoindre le mouvement de grève (1H de grève = 15 euros de perte de salaire environ)

Soutien à la grève

Pétition en ligne
Cagnotte pour les personnels grévistes.

Déclaration de l’intersyndicale CGT, FO et SUD Santé lors de la cérémonie des vœux 2019 du Centre Hospitalier Saint-Malo.

L’intersyndicale CGT, FO, SUD Santé du Centre Hospitalier de Saint-Malo vous sollicite à nouveau pour la tenue en urgence d’une table ronde avec l’ensemble des autorités de tutelle, la Direction, le Président du Conseil de Surveillance, des membres du Conseil de Surveillance, Monsieur le Maire, Monsieur le député de la circonscription, les représentants des usagers, L’intersyndicale, le Chef de pôle des urgences, le Chef de service des Urgences, la Chef de pôle de Psychiatrie adulte, les cadres coordonnateurs concernés, les cadres de santé des unités concernées, les agents travaillant aux urgences et aux Urgences Psychiatriques, afin de mettre en œuvre des actions et des moyens humains, matériels et architecturaux répondant à la situation de crise majeure du Centre Hospitalier de SAINT-MALO.

Sur la base des deux rapports existants concernant les Urgences (rapport du Dr ZEMMOUCHE en 2017 et rapport de Monsieur HAMARD en 2018) l’intersyndicale porte les revendications des agents grévistes à savoir :

- La création de postes d’Infirmier(es), Aides Soignant(es), en adéquation avec la forte augmentation de patients se présentant et /ou pris en charge au service SAU/SAU Psychiatrie, UHTCD, de jour comme de nuit, pour une indispensable prise en charge de qualité et en toute sécurité, tant pour les patients que pour l’environnement professionnel des agents.
- La création d’un poste administratif 24H/24, 7j/7 à l’accueil des urgences.
- La création d’un poste brancardier et coursier 24H/24, 7j/7.
- La création d’un poste ASH de jour.
- La fin des glissements de tâches ne relevant pas des urgences (archivage, appels téléphoniques, dépôts de sang etc…) ou la création de postes, dédiées uniquement aux Urgences, nécessaires à la prise en charge de ces tâches.
- L’acquisition d’équipements nécessaires à une amélioration des conditions de travail des agents et de prise en charge des patients.
- L’engagement de travaux de réfection, d’adaptation capacitaire et fonctionnelle des locaux, pour une prise en charge des patients dans le respect de leur dignité.
- L’engagement de travaux de mise en sécurité des locaux et de façon extrêmement urgente la zone d’accueil.
- Une réelle mise en œuvre de la gestion des lits d’avals en vue d’obtenir une amélioration significative des délais de disponibilité des lits dans les unités d’hospitalisation.

A ce huitième jour de grève l’intersyndicale fait le constat que les propositions de la direction ne répondent pas aux problématiques soulevées par les grévistes et n’assurent pas la sécurité tant des usagers que des personnels. Encore ce week-end, le Centre Hospitalier, ne disposant plus de lits d’avals en nombre suffisant, n’a pu assurer un service public hospitalier de qualité. Par exemple les collègues des urgences ont dû gérer des patients restant plus de 20 heures dans leur unité (une personne âgée de 88 ans est restée 31 heures sur un simple brancard ).
En plus de ces problématiques énumérées précédemment concernant les urgences nous déplorons également l’incapacité de l’hôpital de SAINT-MALO à financer la quasi-totalité des futurs investissements notamment le projet de Psychiatrie Adultes et celui à venir des urgences si nous ne bénéficions pas d’une aide financière massive des autorités de tutelle à hauteur de au moins 45 millions d’euros – 25 millions reliquats cumulés pour les Centres Hospitaliers de SAINT-MALO et de DINAN, un retard d’investissement courant de 6 millions, 14 millions pour la psychiatrie

D’ailleurs le représentant de l’ARS nous a affirmé, lors de notre rendez-vous du lundi 21 janvier 2019, que la prise en charge des personnes ayant des troubles psychiatriques au Centre Hospitalier de SAINT-MALO relevait du 20 siècle.
D’ailleurs, nous nous associons à la journée de grève nationale de psychiatrie de ce jour, 22 janvier, concernant les conditions misérables de prise en charge en psychiatrie en France.

Vous comprendrez que l’intersyndicale ne peut qu’alerter les autorités de tutelle sur la responsabilité d’une politique de santé basée essentiellement sur des objectifs économiques.

A partir de ce constat, alors que l’ensemble des acteurs ici présents considèrent à juste titre que les projets de psychiatrie adultes et des urgences doivent voir le jour, comment imaginer, compte tenu de cette situation budgétaire catastrophique, qu’une aide exceptionnelle et massive ne soit pas allouée à notre établissement de santé pour continuer de mener à bien notre mission de service public hospitalier.

Aujourd’hui ce sont les personnels grévistes qui doivent sacrifier leur vie de famille et leur budget pour seulement obtenir les moyens nécessaires au bon fonctionnement de leur unité et permettre aux usagers une véritable prise en charge de qualité.
A ce titre nous demandons que les retenues observées au titre de la grève soient prises en charge par le Centre Hospitalier fautif de la situation.