différent n° 26

En s’arcboutant sur son projet de loi sur les retraites le gouvernement ébranle en profondeur la société.
A force d’arrogance et de mépris de la France d’en bas, comme ils disent, nos gouvernants sont en
passe de réveiller la majorité silencieuse. Encore un effort et c’est contre l’ensemble de leur projet
politique que le peuple va se lever.
Assommé par des décennies de pensée unique soumettant toutes les politiques au pré requis de l’économie
libérale, assommé par une médiacratie chantre de cette politique instrumentalisant le sécuritaire
pour mieux la servir, encerclé de dettes et de crédits, anéanti par une course effrénée à perdre sa vie à
tenter de gagner une survie de plus en plus précaire, le PEUPLE a commencé à soulever une paupière !
Le projet de loi sur les retraites embolise encore davantage le monde du travail ne laissant aucun espoir
pour nos enfants. Le projet de loi sur les retraites rabaisse le citoyen à un simple minerai humain
exploitable à merci par ceux qui possèdent l’outil de production et son financement.
Quand Proudhon écrivait " la propriété c’est le vol ", ne nous y trompons pas, c’est de la propriété de
l’outil de production qu’il s’agissait. Aujourd’hui cet outil de production n’est plus que la propriété
de des marchés spéculatifs et l’être humain n’y est plus qu’une donnée statistique.
Les instruments d’oppression des gouvernants pour le peuple risquent d’y passer comme un château
de cartes pourvu que nous y mettions du notre. Oppression des femmes, désignation de minorités
comme menaces pour la sécurité, ou encore comme exceptions dans la solidarité (fous, roms, banlieues,
chômeurs, toxicos, pensionnés, retraités, jeunesâ ?¦). C’est trop vite tenter de faire oublier au
bon peuple que la propriétaire de Loréal a légué un milliard d’euros, que la société générale a perdu
5 milliards en spéculation et que la " crise " financière en coà»te 200 au bon peuple. De quoi renflouer
durablement tous les établissements de soins en France, de financer retraites et chômage et pourquoi
pas un salaire d’existence !
Il y a des déséquilibres sociaux tels que seule une répression féroce maintiendra à terme les privilèges
d’une poignée d’hypernantis contre une masse exploitée, précarisée et appauvrie.
Derrière la mobilisation montante une souffrance s’exprime, cette souffrance est en train de conscientiser
les esprits. Et si le peuple ouvre les yeux sur la réalité qu’on lui maquille, enfin revendiquera t-il
peut être une réalité décente à vivre... parce qu’il le vaut bien.
Autour de la retraite s’exprime la révolte contre la casse de la protection sociale, contre l’oppression
des femmes, contre la stigmatisation de minorités, contre les injustices sociales qui se multiplient.
Ce mouvement exprime le désir d’une société vivable par tout un chacun, pour des valeurs d’autodétermination
solidaire dans un monde où l’être humain est la valeur absolue, et quel qu’en soit son
issue, les graines de conscience qui y germent seront porteuses de tous nos espoirs.


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