différent N°23

Pour qui sonnera la retraite ?
La guerre économique fait des ravages, catastrophes industrielles, taux de suicides élevés, populations
jetées vers l’exode par les délocalisationsâ ?¦ Si l’on en parle c’est sans la nommer, mais
c’est une vraie guerre que se livrent les grandes compagnies capitalistes pour gagner des parts de
marché. Peu ou pas de victimes directes dans leurs rangs, c’est du côté des populations qu’il faut
les chercher. Celle qui sert de marché et/ou de minerai humain, appelé " ressources humaines "
en langage politiquement correct.
Victimes, pour les plus " favorisés !" des conditions de production, accidents de travail, maladies
professionnelles, suicides, usure professionnelle, et aussi victimes de la consommation, produits
frelaté ou douteux, surenchère propagandiste à la possession du dernier gadget. Et puis l’immense
majorité de l’humanité, celle " tiermondisée " faite d’anciens ou " nouveaux pauvres ", servant
de repoussoir pour stimuler la crainte et maintenir un marché du travail au plus bas, victime de
guerres réelles, famine, sécheresse ou froid...
Pour accompagner cette politique en ce qui concerne notre secteur, le gouvernement se dote de
nouveaux mercenaires : les ordres professionnels pour les personnels paramédicaux ; il impose
de plus en plus de précarité pour les travailleurs sociaux en première ligne de la misère sociale ;
il invoque le principe de précaution pour maintenir les salariés à leur poste de travail et garnir les
poches des firmes pharmaceutiques ; et bien sà»r la valse des emplois et des restructurations bat
son plein avec en perspective la mise en chômage de pans entiers des fonctions publiques.
Nous devons faire le lien entre toutes ces attaques, expliquer que face à l’offensive du " chacun
pour soi " nous défendons un projet alternatif. Que la responsabilité des politiques n’est pas de
liquider l’organisation des systèmes sociaux mais bien d’organiser la société de façon à fournir à
chacun un socle de garanties sociales.
Quand les citoyens s’organisent, ils arrivent, démocratiquement et/ou par la révolte, a imposer
une autre destination aux richesses produite, celle du développement de droits sociaux et pas seulement
l’enrichissement des actionnaires du CAC 40. " La lutte des classes " reste une réalité qui
met en évidence l’existence de cette dictature économique et un moyen de faire bouger les lignes
de front.
La prochaine bataille portera sur les retraites, elle devra être majeure.
C’est l’occasion d’ouvrir un front social large et de travailler à la construction de l’unité pour faire
reculer ce gouvernement et pourquoi pas reprendre la main sur le terrain plus global des luttes sociales.
Exiger une autre politique pour la construction d’une société solidaireâ ?¦ et faire battre en
retraite l’arrogance des marchés et de ce capitalisme par définition sourd à la souffrance sociale.


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