différent N°21

2 millions de votants pour " La Poste " et le gouvernement communique en prétendant
qu’ouvrir le capital ce n’est pas privatiser. Comme si nous avions oublié
France Telecom ou EDF/GDF et que nous ne savions pas que de façon rampante
c’est aussi le cas dans le système hospitalier et médico-social.
Un gouvernement qui communique sur les peurs, peur de la pandémie, des jeunes,
peur pour son emploi â ?¦, peurs manipulées afin de couper court à toute
possibilité pour les citoyens de se penser comme un collectif.
Et ces chantres du capitalisme continuent de plus belle, la concurrence c’est
meilleur, c’est moins cher, c’est plus beau ! Couplet fredonné à longueur d’antenne
pour démanteler à grands pas toutes les solidarités. " Vive la concurrence
et les consommateurs seront bien gardés " pourrait être leur refrain.
Bien gardés par un garde chiourme omniprésident aux ordres du capitalisme,
agitant marionnettes ministérielles et porte parole guignol provocateur pour
communiquer " Sa " politique. C’est un pouvoir médiatique avec animateur
vedette qui transforme l’actualité en " reality show de prime time " !
Mais attention, ces fils grossiers incitent aujourd’hui à des comportements
comme la dénonciation, à des notions comme l’individualisme, le mériteâ ?¦et
n’aboutissent qu’à des situations où les travailleurs sont isolés et opprimés, en
perte d’identité professionnelle et d’avenir social, en perte d’espoir au point
d’en arriver au suicide.
C’est un jeu dangereux que cette politique qui ouvre la voie à une dérive totalitaire
et dont la création d’ordres professionnels, l’incitation à la délation sont
des signes avant-coureurs.
En début d’année les citoyens sont descendus par millions dans la rue pour exprimer
leur désaveu. Malgré l’usure des appels à la grève à répétition et sans
lendemains, ils se sont à nouveau mobilisés pour voter le 3 octobre en faveur du
service public. Plus modestement dans notre secteur, la mobilisation contre les
ordres, kinés et infirmiers, ouvrent des espaces de résistance espérés et encourageants
par leur force.
Il nous faut informer sur les réalités et les conséquences de la politique menée.
Il nous faut maintenant donner un sens à ce désir d’une autre politique, d’une
autre façon de vivre. Il nous faut inciter les travailleurs à redevenir une force de
proposition, et à l’instar des " New Fabris " ou des " Conti ", des collectifs de
défense et autres convergences des luttes, ne pas accepter l’individualisme et
l’isolement mais se battre collectivement dans la dignité.


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