DÉFENSE DE LA PSYCHIATRIE EN INDRE ET LOIRE

L’Indre-et-Loire pourrait être le lieu de la prochaine mobilisation d’ampleur pour la défense d’une psychiatrie publique à la hauteur des besoins. Un grand meeting est organisé le 20 mai en soirée, à Tours. Deux établissements sont actuellement mobilisés, le CH de Chinon et le CHU de Tours. Dans les deux cas, nos collègues sont confronté·es à l’application incompréhensible de restrictions budgétaires qui cassent les outils de soins. Si le refrain est connu, cette fois la CGLPL s’en mêle.
Notre tract

Chinon, un service exemplaire
à faire disparaître

Depuis plusieurs semaines les professionnel·les de psychiatrie de Chinon sont vent debout contre une diminution de postes à venir. Fortement mobilisés, iels entendent défendre la qualité exemplaire de leurs prises en charge et seront en grève le 13 mai.
Ce n’est pas nous qui le disons, mais la Contrôleuse Générale des Lieux de Privation de Liberté (CGLPL), Dominique Simonnot. L’autorité indépendante a visité le service de Chinon au début du mois de mars.
Une fois n’est pas coutume, dans son rapport elle tient à exprimer que “Les contrôleurs ont relevé une prise en charge des patients de grande qualité et particulièrement respectueuse de leurs droits fondamentaux : maintien d’une liberté d’aller et venir maximale, forte implication des soignants, nombreuses activités, architecture des locaux parfaitement adaptée, etc. Il n’y a jamais de contention et les placements à l’isolement y sont exceptionnels. Cet établissement est l’un des seuls contrôlés par le CGLPL qui parvient à concilier l’ouverture des unités, l’absence de contention et un recours à l’isolement aussi faible.”
La CGLPL s’engage
SUD santé sociaux a déjà exprimé son soutien aux interventions de la CGLPL en défense des droits des patient·es. Une fois de plus, force est de constater qu’elle prend ses responsabilités en adressant un courrier au ministre de la Santé. Elle y dénonce les conséquences attendues des restrictions budgétaires. Elle les connaît d’autant plus que visite après visite, elle les observe et en dénonce les effets. Sauf que cette fois, elle défend un service qui “peut servir de référence pour la diffusion des bonnes pratiques”.
CHU de Tours, faire mieux
avec 84 lits d’hospitalisation supprimés

Au CHU de Tours aussi les collègues sont mobilisé·es. Réuni·es dans un collectif unitaire soutenu par les syndicats SUD, CGT, FO et CFDT, iels s’opposent à un projet architectural qui, sous excuse de manque de financement, entend supprimer 84 lits sur les 204 actuels.
Nous connaissons par cœur ces politiques restrictives et mensongères, qui se drapent dans l’enrobage d’un nécessaire “virage ambulatoire”.
Nous voyons tous les jours dans nos services les résultats. Perte de sens du travail, dégradations des soins, non-accueil, la rue, la prison, la souffrance abandonnée, et chacun·e à sa souffrance.
SUD Santé Sociaux soutient ces mobilisations. Ce sont elles qui vont imposer des moyens pérennes et nécessaires à une psychiatrie émancipatrice pour toutes et tous, patient·es comme professionnel·les.
La santé psychique est l’affaire de tou·tes, et n’a pas de prix !