COVID-19 - PLUS QUE JAMAIS LE 1er MAI !

LE 1ER MAI, PLUS QUE JAMAIS !

Ne fêtons pas le travail qui rend malade et qui tue, mais dénonçons les conditions d’exploitation des travailleurs et travailleuses qui sont contraint-e-s de risquer leur santé et leur vie !

Le 1er mai qualifié abusivement de « Fête du travail » tire son origine dans l’histoire des combats et des revendications du monde du travail. Pour SUD santé sociaux c’est avant tout une journée de lutte internationale des salarié-e-s, des opprimé-e-s et de tous les sans droits.

Le 1er mai 1886 à Chicago

Un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains, alors en plein développement. Une grève, suivie par 400 000 salarié-e-s paralyse de nombreuses usines. La date du 1er mai n’est pas choisie au hasard : il s’agit du “Moving Day”, le jour où traditionnellement, les entreprises américaines réalisent les calculs de leur année comptable. Après une répression féroce et 3 morts parmi les grévistes le mouvement se poursuit. Lors d’une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent.
Bilan : une dizaine de morts, la condamnation à mort de cinq anarchistes ouvriers (sans aucune preuve, pour l’exemple).

Le 1er mai 1891 en France
Les organisations ouvrières du monde entier se préparent à agir par différents moyens dont la grève pour l’obtention de la journée de 8 heures, conformément aux directives de l’Internationale ouvrière.
À Fourmies, petite ville textile du Nord le patronat a menacé de licenciement les ouvrier-e-s qui arrêteraient le travail et obtenu du préfet qu’il mobilise un important dispositif de maintien de l’ordre et l’armée. Deux compagnies d’infanterie ont été mobilisées. Elles tirent dans la foule.
Bilan : neuf morts, dont quatre jeunes femmes et un enfant.

Le 1er mai 2020 partout dans le monde :
Des millions de travailleuses et travailleurs sont contraint-e-s de risquer leur vie et leur santé, sont exposé-e-s à la propagation du covid-19, sans équipement de protections en nombre et qualité suffisants, sans détection au motif qu’ils et elles sont indispensables à la continuité d’un système économique mortifère et imprévoyant et qui ne sont pas dupes que demain on voudra les contraindre à en payer le coût. Les personnels de santé, du social et du médico-social qui depuis des années, dénoncent le manque de moyens de notre système de santé et de protection sociale se retrouvent en première ligne face au virus sous équipés en protection, en matériel et médicaments en raison des politiques d’austérité et de privatisation.
Bilan : des milliers de travailleuses et travailleurs de la santé contaminé-e-s, et sacrifié-e-s avant même la sortie du confinement.

1er mai au balcon ou sur les réseaux sociaux, rendons lisibles nos revendications :

  • Revalorisation des salaires,
  • Protection des salarié-e-s,
  • Augmentation effectif,
  • ouverture de lits,

Des moyens pour la santé, le social et le médico-social !