Communiqué suite à l’action #travailSocialEnlutte du 8 Novembre à Nantes

La Fédération SUD Santé Sociaux, partie prenante du Collectif National des Travailleurs du Social et du Médico-social, a appelé ce jeudi 8 novembre 2018, dans la continuité de sa feuille de route revendicative, à un rassemblement, suivi d’une Assemblée Générale devant la Cité des Congrès de Nantes où se déroulaient les journées Nationales de la Prévention Spécialisée.

Pour retrouver le texte d’appel de cette journée, rdv sur cette page

Alors qu’une centaine de travailleuses et travailleurs sociaux se retrouvaient devant la Cité des Congrès pour dénoncer leurs conditions de travail et les conditions d’accueil des personnes accompagnées, 18 manifestant-es sont entré-es à l’intérieur pour dénoncer à la tribune :
- Les coupes budgétaires des Conseils Départementaux qui rendent exsangues les associations et services dépendant de ces financements,
- La marchandisation du secteur social
- L’accentuation du contrôle social
- Les situations particulières de la Protection de l’Enfance dans le Département du Nord et du Maine et Loire

Aujourd’hui, l’Enfance est mise en danger par des politiques budgétaires et sécuritaires qui ont pris le pas sur les politiques sociales.

Aujourd’hui il n’y a plus de réponse possible pour répondre à l’urgence sociale !
Aujourd’hui les travailleuses et travailleurs sociaux ont voulu faire part de leur quotidien, de leurs réflexions, de leur volonté de faire évoluer le travail social et non de le contraindre par les logiques gouvernementales qui n’ont rien de sociales.
Ils /elles ont été rejoint-es par plus de 150 travailleuses et travailleurs sociaux, présent-es à ces Journées Nationales de la Prévention Spécialisée afin de participer à l’Assemblée Générale qui a suivi la manifestation et de se mobiliser contre ces politiques délétères.

La Fédération SUD Santé Sociaux réaffirme sa volonté d’un grand service public qui répond aux besoins de toutes et tous sans contrainte budgétaire.et revendique :

  • Une assistance et une protection à la hauteur des enjeux et des besoins,
  • Un service public garant du droit fondamental,
  • Une reconnaissance de l’universalité et l’indivisibilité des droits pour tous les enfants,
  • L’arrêt des politiques de restrictions budgétaires touchant la protection de l’enfance, la dépendance, le handicap, les dispositifs d’insertion…
  • Des moyens pour l’action sociale, médico-sociale et l’accès aux soins,
  • L’arrêt des fermetures, des fusions-absorptions, des suppressions de postes, du délitement de nos conditions de travail et des processus de mise en concurrence entre les associations, les établissements publics et le secteur privé non lucratif et lucratif,
  • L’arrêt des politiques de contrôle social et sécuritaires,
  • La prise en compte de la souffrance éthique des professionnel-les face à l’inadaptation des réponses du fait des politiques d’austérité (manque de moyens, absence de place dans les structures qu’elles soient thérapeutiques ou éducatives…),
  • L’abrogation de la loi 2002-2, l’arrêt des appels à projets, des CPOM, ainsi que toutes ces stratégies de mise en concurrence, de restructuration, de concentration et de marchandisation du secteur.