communiqué de presse à propos des déclarations du Président Sarkozy sur lsur l’avenir de l’hôpital

La vision de l’hôpital public de M. Sarkozy, c’est la réduction de ses moyens.
La tarification à l’activité à 100% décidée pour 2008 va amputer de plusieurs centaines de millions d’euros les budgets des hôpitaux publics. Les activités liées à la permanence des soins, à l’enseignement, à la recherche, à l’accueil des plus démunis sont très peu valorisées et pénalisent de ce fait davantage les établissements publics de santé au grand bénéfice des cliniques commerciales qui sélectionnent leurs patients et leurs activités.

Les fermetures d’établissements vont se poursuivre et s’amplifier !
En effet, à l’issue de son mandat, beaucoup d’établissements ne seront plus en déficit car ils n’existeront plus. Le rédéploiement territorial annoncé ne fait pas illusion : il s’agit d’amplifier le mouvement de fermeture des hôpitaux de proximité.

Travailler plus pour gagner plus ; un slogan creux en dehors des réalités hospitalières.
Les personnels hospitaliers et médicaux ont accumulé des dizaines de milliers d’heures supplémentaires sur des comptes épargne temps non financés.
La pénurie d’effectifs organisée depuis deux décennies (numerus clausus des études médicales et paramédicales, non compensation des effets de la RTT) entraîne une augmentation de la charge de travail qui devient intenable et décourage de nombreux professionnels. Ce n’est pas en généralisant les heures supplémentaires que l’on améliorera durablement les conditions de travail des soignants, ni les salaires notoirement insuffisants !

Les exigences des personnels oubliées.
Les personnels soignants exigent la reconnaissance de leurs qualifications et sujétions depuis des années et par contre M. Sarkozy a été totalement silencieux sur leurs revendications.

Une fois de plus, M. Sarkozy déclare vouloir ouvrir une concertation, alors que toutes les décisions sont déjà fixées dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité Sociale. M. Larcher désigné pour nous faire une explication de texte n’aura bien évidemment aucun pouvoir de négociation, notamment sur les moyens à accorder pour remédier aux pénuries de personnels et pour revaloriser leur carrière.
Ces déclarations confortent notre appel à la grève du jeudi 18 octobre.

Paris le 16 octobre 2007 - 15H


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