Colère noire dans la santé, le social et le médico-social !

Trois mois après le début de la crise sanitaire, les soignant·e·s, le personnel hospitalier, celui des EHPADs, du social et médico-social, sont descendu-e-s ce mardi 16 juin dans la rue pour réclamer plus de moyens pour la santé et la protection sociale.
La Fédération SUD Santé Sociaux se félicite de cette 1ère journée de mobilisation post confinement.

banderoles AP-HP 16 juin

De Paris à Montpellier en passant par Metz, Dunkerque et Bobigny, mais aussi par Cayenne, Saint Laurent du Maroni ou Saint Denis de la Réunion, ce sont au total plus de 250 rassemblements et/ou manifestations qui ont eu lieu dans le cadre de cette journée d’action nationale, organisée à l’appel d’une dizaine de syndicats et collectifs de soignant·e·s (SUD, CGT, FO, CIU, Collectif Inter-Hôpitaux, Printemps de la Psy...) soutenue par d’autres secteurs professionnels comme les collectivités territoriale, l’éducation, le rail,les finances publiques (liste non exhaustive), qui avaient appelé à la grève ce jour là. La plupart de ces manifestations se tenaient devant des hôpitaux et des établissements médicaux-sociaux et ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes pour défendre notre système de santé et de protection sociale (1 500 dans les Hautes Pyrénées où plusieurs rassemblements avaient lieu, plus de 2000 à Metz, au moins 3000 à Angers, Besançon, Rennes, 5000 à Grenoble, Lilles, 6000 à Strasbourg et Tours, 10 000 à Nantes, 13 000 à Lyon, 15 000 à Toulouse, etc)

La population est descendue en nombre des balcons rejoindre celles et ceux qu’elle a applaudi-e-s pendant 3 mois et exiger avec elles et eux un plan d’urgence pour l’hôpital public, et un accès gratuit à des soins de qualité sur tout le territoire. Preuve en est que les revendications des hospitalier-e-s sont légitimes pour toutes et tous.

A Paris et en région parisienne plusieurs rassemblements ont eu lieu devant les hôpitaux et les EHPADs, mais aussi devant le siège de Korian, avant de converger vers le ministère de la santé où nous nous sommes retrouvés plusieurs dizaines de milliers.

Au départ de la manifestation, les prises de parole ont dénoncé la gestion de la crise covid 19 par le gouvernement et ses sbires : pénurie d’équipements de protection (masques, charlottes, blouse, gel hydroalcoolique…), le traitement inhumain des résidents des EHPADs et de leurs familles, le mépris du gouvernement vis à vis du secteur social et médicosocial, l’oubli de tous les invisibles qui au péril de leur vie et celle de leurs proches ont fait face avec pour seule reconnaissance des puissants, leurs mépris.

La grande concertation, le Ségur de la Santé, censée revoir en profondeur notre système de santé et en particulier la revalorisation des salaires de l’ensemble des agents et des salarié-e-s s’avère être une vaste fumisterie, un enfumage dénoncé par la Fédération Sud Santé Sociaux qui en a claqué la porte. Aucune des revendications préalables aux discussions n’ont été prises en compte : augmentation des salaires, augmentation du nombre de lits, embauches massives sont balayées d’un revers de main. Circulez ya rien à voir.

La Fédération SUD Santé Sociaux et les collectifs exigent de vraies négociations ! Nos revendications sont connues depuis plusieurs mois.

manif 16 juin arrivée aux Invalides

Notre demande d’entrevue au Président de la République et son Premier Ministre, n’a reçu pour toute réponse que les gaz lacrymogènes des CRS empêchant toutes sorties de la Place des Invalides, exacerbant la colère et la révolte des premier·e·s de corvée. Emmanuel Macron, en bon VRP des industries pharmaceutiques, préférant aller faire des courbettes et porter des promesses de millions à Sanofi.

Les rassemblement et mobilisations sont appelé-es à se poursuivre dans les semaines à venir.

blouses blanches et colère noire


blouses blanches et colère noire banderoles AP-HP 16 juin manif 16 juin arrivée aux Invalides