Ce qui se passe dans les #EHPAD et en Gérontologie

Les conditions de travail et d’accueil dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et plus généralement l’accompagnement des personnes âgées en situation de perte d’autonomie font l’actu. Aux mobilisations des collègues et des familles succèdent les reportages et enquêtes. Voici une série de témoignages issues d’établissements où SUD Santé Sociaux est présent.

Sommaire

  1. un reportage de france 2 et notre livetweet syndical sur Korian et Orpéa
  2. un témoignage écrit de collègues à Angers qui font face à une réorganisation
  3. un témoignage Vidéo d’une collègue au groupement hospitalier de La Rochelle

L’action syndicale permet de s’exprimer et de changer la société !

Les témoignages proviennent du travail de mobilisation de nos sections syndicales. Vous pouvez retrouver comment les contacter dans notre annuaire. C’est aussi le fruit d’un travail de notre commission EHPAD. Elle regroupe des militant-e-s de ce secteur. Y participer, c’est renforcer notre réactivité et nos analyses !

Chez Korian et Orpéa, gestionnaires d’EHPAD et entreprises côtés en bourse

Le 20 septembre, comme 2,3 millions de téléspectateurs et téléspectatrices, nous étions devant le poste pour regarder l’émission "Envoyé Spécial" sur les EHPAD. Nous avons réagit à chaud sur twitter.

Plus d’info sur le blog de SUD Santé Sociaux Korian

Au Centre Hospitalier Universitaire d’Angers, le service public

Le syndicat SUD Santé Sociaux de du CHU a invité les collègues IDE, AS, ASH du service de Gérontologie à prendre la parole lors d’un Comité Technique d’Établissement du 27 septembre qui concernait la réorganisation de leur service.

Nous sommes ici devant vous en tant que porte-parole de l’ensemble de l‘équipe de gériatrie afin de vous exprimer nos inquiétudes majeures concernant la nouvelle organisation faisant suite à l’augmentation capacitaire de lits débutant le 5/11/2018.

La personne âgée

Nous allons commencer par vous donner une définition de "la personne âgée", celle qui nous correspond le plus, à nous soignants :

Une personne âgée est une personne devenue vulnérable en lien avec des modifications physiques et physiologiques entraînées par un âge plus ou moins avancé qui entraînent à terme une perte d’autonomie. Cette perte d’autonomie entraîne une dépendance partielle à totale pour des besoins primaires et souvent vitaux. Une personne âgée souffre bien souvent de polypathologies qui peuvent aggraver cette dépendance. Les besoins des personnes auxquels nous sommes quotidiennement confrontés concernent essentiellement l’alimentation, les soins d’hygiène, les mobilisations, l’élimination, la communication verbale et non verbale ... sans parler des soins que nécessitent les pathologies aigues à l’origine de leur admission au sein de notre service.

A ce jour, nous répondons à leurs besoins, parfois avec difficultés en fonction de la charge de travail globale, dans le but de maintenir au maximum leur autonomie mais aussi pour diminuer la durée d’hospitalisation en vue d’un maintien à leur domicile dans la durée.

La matinée de travail type

Nous allons maintenant vous présenter une matinée type dans le service de gériatrie, sans prendre en compte tous les aléas quotidiens qui viennent perturber l’organisation comme les chutes avec leurs conséquences, l’agitation et l’agressivité des patients atteints de démence avec le temps de présence soignant nécessaire de façon récurrente pour les raccompagner dans leur chambre, répondre aux diverses prescriptions des médecins, les tâches administratives et les appels téléphoniques, ... toujours dans le but de faire au mieux pour nos patients.

A ce jour, avec 9 patients à charge pour un binôme infirmier/aide-soignant, nous finissons chaque jour nos soins d’hygiène et soins infirmiers sur prescription (hors rôle propre) entre 11h30 et 12h, juste avant la distribution des repas pour les aides-soignants et la distribution des traitements pour les infirmiers.

En pratique :

- De 7h15 à 8h : les aides-soignants essayent tant bien que mal de faire 2 voire 3 toilettes de patients, pour ne pas se mettre en retard pour le reste de la matinée, ce qui représente environ 15 mn à consacrer à chaque patient pour le laver, l’habiller, le lever et l’accompagner aux WC. 8h étant l’heure du petit-déjeuner, il faut également aider les patients à beurrer leurs tartines et bien souvent les aider à manger, car sans notre aide ils ne seraient pas en capacité de manger seul. Pendant ce temps là et jusqu’à 8h45, les infirmiers font leur tour du matin qui implique la prise des constantes pour chaque patient, les prélèvements sanguins (souvent nombreux dans un service de médecine et chez une population dont le capital veineux est régulièrement précaire), la distribution des traitements per os, l’administration des traitements iv, le contrôle des glycémies avec les injections d’insuline ... Ce temps imparti à ce jour est court puisqu’il n’est pas rare qu’on ne termine pas à 8h45, heure à laquelle nous devons quotidiennement faire des transmissions orales avec l’équipe pluridisciplinaire qui comprend la présence de l’équipe médicale mais également de la kinésithérapeute, de l’ergothérapeute, des assistantes sociales, de la diététicienne et de l‘animatrice.
- De 8h45 à 9h30 : transmissions détaillées pour chaque patient à l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire avec des discussions parfois longues pour les cas des patients avec des situations médicales ou sociales compliquées. Cette réunion nécessite la présence des infirmiers et aides-soignants, ce qui signifie un arrêt des soins durant ce temps imparti et primordial de transmissions. Ceci est d’ailleurs une spécificité de notre service de gériatrie.
- De 9h30 à 12h : 6 à 7 toilettes à réaliser soit un temps par patient d’environ 20 minutes. Ce temps comprend la préparation du matériel, l’installation aux WC ou sur le montauban, la toilette en elle-même, l’installation au fauteuil (nécessitant parfois une aide technique et régulièrement la présence de 2 soignants), la gestion du linge sale et des déchets tout en répondant aux sonnettes, au téléphone et aux demandes des médecins en fonction des divers besoins de nos patients.
- De 12h à 14h20 : aide aux repas, avec bien souvent 4 à 6 patients à faire manger en 1h pour 3 soignants (1h étant le temps maximum légal pendant lequel on peut garder les plats une fois qu’ils sont sortis de la chauffe), tout en prévenant le risque de fausse route et en luttant contre la dénutrition donc en favorisant le maximum de prise alimentaire. Puis installation aux toilettes et à la sieste pour chacun des patients. Enfin transmissions écrites de l’ensemble des soins réalisés pour chaque patient et transmissions orales à l’équipe du soir.

Nous ne détaillerons pas la journée type de travail pour le personnel du soir mais nous tenons à faire remarquer que les premiers patients sont couchés dans leur lit dès 19h pour réussir à coucher tous les patients et réaliser l’ensemble des soins avant de passer le relai à l’équipe de nuit à 21h.

Il faut également noter que nous devons gérer les entrées, souvent 2 à 3 entrées par secteur en plus de la gestion de nos autres patients, parfois agités.

Pour préserver l’autonomie, faire de la prévention et lutter contre la grabatisation

Tous ces actes sont réalisés en respectant certains objectifs primordiaux pour l’ensemble du personnel médical et paramédical dans l’objectif de préserver cette population âgée. Nos objectifs sont de :

- Favoriser et préserver l’autonomie des personnes en favorisant leur lever précoce, la stimulation à la marche, l’accompagnement régulier aux WC pour ne pas provoquer une incontinence lors de leur hospitalisation, les laisser faire un maximum de choses notamment lors des repas et des soins d’hygiène à ce qui demande bien plus de temps que de faire à leur place mais qui permet de préserver leurs capacités et de leur redonner une certaine confiance en eux en prévision du retour à domicile. La présence de la kiné est indispensable et complémentaire à nos soins.
- Surveiller l’état cutané avec un rôle primordial dans la prévention du risque élevé d’escarre chez la personne âgée dépendante (changements de position, installation au fauteuil, installation de matelas et coussin à prévention d’escarre chez les patients les plus à risque)
- Privilégier la communication et accepter la déambulation plutôt que la contention physique et/ou chimique pour lutter contre la grabatisation. Tout cela en gérant l’agitation (qui est majorée par le changement de lieu de vie et des habitudes de vie) voire l’agressivité avec le recours régulier au service de sécurité du CHU (notamment la nuit car le personnel de nuit est nettement réduit). L’animatrice permet de lutter contre l’ennui et la déambulation des patients et permet de stimuler leurs fonctions cognitives tout en les occupant de manière ludique. Elle permet également de diminuer leur agitation psychomotrice.

Chute, confusion, urine, sang, excrément, refus de soin, agressivité, décès et... manque de matériel

Régulièrement nous sommes confrontés à certaines situations comme :

- Une patiente chute entre le lit et la fenêtre la tête dans le placard : le mobilier est impossible à déplacer car les chambres doubles sont étroites. nous avons été dans l’obligation de coucher la patiente dans le lit de la voisine pour la relever et s’assurer qu’elle allait bien.
- Patient qui est confus et qui sort de sa chambre dévêtu à rhabiller plusieurs fois/jour.
- Patient qui urine dans la chambre ou qui se souille de selles et qui en met partout, nettoyage régulier du sol et toilettes multiples du patient.
- Patient qui se déperfuse et qui étale du sang dans la chambre et les couloirs.
- Patients déambulants qui touchent aux PSE des autres patients parfois en fin de vie, entre autres morphine ou hypnovel.
- Patients agités qui agressent physiquement ou mettent en danger d’autres patients.
- Patients qui touchent à nos chariots de soins et qui se servent dans les traitements.
- Refus de soins et de prendre les traitements qui demandent parfois des longues négociations et plusieurs passages de plusieurs soignants.
- Accompagnement des patients en fin de vie et de leur famille avec une augmentation très nette et inhabituelle du nombre de décès depuis le début du mois de juillet (2 décès en 2h le mardi 25/09 !)
- Manque de matériel récurrent (linge, couvertures, draps, serviettes de toilette)

Concernant la réorganisation du service

Nous souhaitons également parler de l’importance de la présence dans l’équipe de nos collègues ASH dont la présence est indispensable à la bonne prise en charge des patients pour l’entretien quotidien des chambres mais aussi afin de nettoyer le sol lorsque les patients urinent ou défèquent par terre, crachent par terre, font tomber de la nourriture par terre. Leur absence sur le mémoire du CTE est pour elles et pour nous un sentiment de mise à l’écart de l’équipe alors qu’elles font bel et bien partie de l’équipe.

La réorganisation actuelle du service de gériatrie avec la création d’une nouvelle équipe est source de stress, d’inconnues et d’interrogations. Nous tenons à préciser que nous tous sommes ravis d’accueillir l’équipe du Service de Médecine Polyvalente B et que nous sommes tout à fait conscients et favorables à la nécessité d’une augmentation capacitaire du nombre lits de gériatrie.

Cependant cette organisation est faite de manière précipitée et pleine d’inconnues avec :
- seulement 2 jours pour créer un planning et choisir entre 2 propositions, et à noter que certains collègues du service étaient encore en vacances et que l’équipe du SMP B n’a pas été incluse à ce choix, ce qui ne favorise pas la création d’un lien entre ces 2 équipes qui ne se connaissent pas et qui vont devoir se réunir pour ne former qu’une seule à partir du 5 novembre prochain.
- Nous n’avons pas à l’heure où nous parlons de planning. Il nous est donc impossible de s’organiser à titre personnel (par exemple pour la garde des enfants, fixer des réunions de familles sur nos week-ends de repos, des rendez-vous …), nous ne pouvons, par conséquence, pas poser de vacances non plus.
- On ne sait pas non plus comment sera organisée l’équipe : qui va venir de l’équipe du SMP B ?, est-ce que des personnes vont devoir quitter la gériatrie (notamment le personnel contractuel de jour et de nuit) alors qu’elles se plaisent dans le service ? Y aura-t-il 2 « services » de gériatrie ? L’équipe sera-t-elle à diviser en 2 ? Comment seront répartis les patients dans le service ?
- Quand allons-nous débuter un travail sur la nouvelle organisation des soins : organisation pratico-pratique indispensable à connaître avant la mise en place de l’augmentation capacitaire des lits. Comment s’organiser pour les temps de repas des patients, le nombre de chariots de soins/repas, comment faire pour les soins, …. ??
- Grande inquiétude des équipes de jour concernant la suppression d’un poste d’aide-soignant la nuit. Car malgré leur professionnalisme comment vont-elles pouvoir s’occuper des patients ? Gérer, surveiller et prendre en charge à 2 soignants 22 patients avec troubles comportementaux, un niveau de dépendance élevé et la nécessité d’une surveillance rapprochée (insulines, troubles respiratoires, nécessité d’aspirations bronchiques régulières, contrôle de l’élimination urinaire avec bladder à répétition et pose de sonde à demeure si rétention d’urines,…) ? Comment allons-nous retrouver les patients le matin en arrivant ? Dans quel état de santé seront-ils, décédés peut-être ou dans un état grave ? Comment pourrons-nous partir le soir sereinement en sachant qu’on laisse nos collègues en difficulté voire en danger la nuit quand on connait la charge de travail du service ?
- à propos du temps kiné, social, ergo, diet, animation, médical ? Y aura-t-il une augmentation de leur temps de travail proportionnelle au nombre de lits ?

Toutes ces interrogations, ces inconnues, cette absence de réponse ne fait que majorer une inquiétude et une souffrance réelle et grandissante pour l’ensemble de l’équipe, avec des collègues retrouvées à plusieurs reprises en larmes. Notre question principale est : Pourquoi aussi peu de temps pour tout mettre en place alors que l’augmentation capacitaire est évoquée depuis le début de l’année ?

Concernant l’équipe de nuit

En ce qui concerne le service de Gériatrie, voici les inquiétudes de l’équipe de nuit :

Nombreuses sont déjà les nuits où nous éprouvons des difficultés à assurer notre métier comme nous l’avons appris. Les personnes âgées hospitalisées, pour beaucoup devenues dépendantes dans les actes de la vie quotidienne sont aussi souvent désorientées et présentant des troubles cognitifs. Il faut alors avoir le temps de les rassurer, de leur expliquer, il faut bien souvent répéter et négocier … Sans oublier l’agressivité aussi bien verbale que physique que nous devons gérer. Cela prend du temps, et ce temps nous ne l’avons déjà pas vraiment. Sans oublier, l’accompagnement des fins de vie mais aussi de leur famille, qui demande une attention particulière pour les accompagner dans les meilleures conditions.

En Gériatrie, il faut pouvoir réorienter un patient perdu dans les couloirs, se trompant de chambre ou même de lit. Il faut prendre le temps de négocier la prise des traitements d’un patient dans l’opposition. Il faut surveiller de plus près les patients sous oxygène, sous perfusion, avec des sondes à demeure car de par leurs troubles cognitifs ils les arrachent bien souvent. Il faut accompagner les patients aux toilettes, à leur rythme, sans les bousculer. Il faut aussi faire le ménage d’un sol ou d’un lit souillé par un patient incontinent ou qui ne trouvait pas les toilettes. Il faut changer de position les patients grabataires développant ou aggravant des escarres.

Avec 22 patients pour 2 soignants, à raison de 10 minutes par patient pour réinstallation, accompagnement aux WC, change, changement de position ... cela fera 220 minutes pour les voir tous, soit presque 4 heures… Il ne faut pas qu’il y ait en plus des personnes à reperfuser, des déambulants/agressifs, des personnes à mobiliser à 3 soignants, des entrées des urgences, des chutes, des décès… Sans compter le temps des transmissions écrites… Autant dire que chacun ne sera pas vu plus de 2 fois dans le meilleur des cas… Et cela dans un service hospitalier. Et quand l’infirmière sera trop occupée par les soins techniques ou par une situation de réanimation, comment fera l’aide-soignante, seule, pour une vingtaine de patients dépendants, déambulants, agressifs ou nécessitant une surveillance rapprochée ?

Bien souvent, certains patients ne voient déjà aucun soignant pendant près de 5h de suite, ne sont pas changés de position pendant près de 5h… certains, couchés à 19-20h, ne sont pas revus avant 1h du matin car la charge de travail ne le permet pas. Pendant ces 5h, il peut se passer tellement de choses, notamment chez la personne âgée, démente, ne sachant parfois plus nous alerter. Une chute ? Un malaise ? Des angoisses ? Ou bien pire… L’insécurité est déjà présente. Nous sommes pourtant un service hospitalier auprès de patients qui demandent une attention et une surveillance particulière. La nuit, dans un bâtiment isolé, en personnel déjà restreint, sans médecins sur place, sans médecin qui connaît les patients et la spécificité gériatrique… Cela la nuit, devant un risque accru d’anxiété, et donc de décompensations diverses, de chute, de développement d’escarre, d’incontinence ou bien de décès… Nous sommes très inquiets à l’idée de perdre un poste d’aide-soignante, nous avons peur pour nos patients et pour notre santé aussi.

Pour conclure :

On sait qu’en France, en 2017, il y avait 1,5 million de personnes âgées dont 1.17 million étaient considérées comme dépendantes. La part des personnes dépendantes augmente plus l’âge avance (par exemple 80% des personnes âgées de 85 ans sont considérées comme dépendantes quand seulement 25% le sont à 75 ans). Avec la progression de l’espérance de vie on estime qu’il y aura environ 4.8 millions en 2050. (Sources : https://solidarites-sante.gouv.fr, http://www.agevillage.com).

Lundi 01 octobre 2018 marquera la 27ème Journée Internationale des Personnes Agées. Elle est l’occasion de mettre en avant la contribution importante des personnes âgées à la société et de sensibiliser aux problèmes et aux difficultés que pose le vieillissement dans le monde actuel.

Comment allons-nous pouvoir prendre soin avec bienveillance et avec la même qualité qu’actuellement de nos patients avec le manque de personnel et de matériel ?

Pour finir, d’après les recommandations de la SFGG, « pour remplir ses missions, un court séjour gériatrique devrait pouvoir disposer de 12 ETP d’infirmiers et 12 ETP d’aides soignants pour 20 patients » soit 24 ETP de chaque pour la réorganisation future qui nous concerne avec 40 patients. D’après nos calculs, le nombre d’ETP infirmiers et aides soignants proposé est loin des recommandations de la SFGG.

Nous vous remercions de votre écoute et espérons que nous pourrons échanger ensemble pour trouver des solutions afin de prendre en charge de la meilleure manière nos ainés qui sont aussi vos parents et, il ne faut pas l’oublier, car à plus ou moins long terme vous serez, vous et nous seront aussi très certainement des personnes âgées dépendantes ...

Plus d’info en contactant notre syndicat départemental SUD Santé Sociaux 49

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