C’EST LEUR MAUVAISE GESTION DE LA PANDEMIE QUI...

#PasDeLitsMagiques #PasDeSolutionsMagiques

La Fédération SUD Santé Sociaux fait l’amer constat que toutes les demi-mesures, les « paris » d’Emmanuel Macron, n’ont conduit qu’à laisser la situation devenir aussi hors de contrôle que son égo.
Depuis deux semaines, les épidémiologistes font ainsi état d’une flambée de malades nécessitant une hospitalisation. La courbe des cas COVID est exponentielle depuis le 8 mars ; de nombreux départements voient les précédents pics épidémiques dépassés.
Chaque vague de la COVID a démontré que le gouvernement n’a pas changé de braquet.
Le « quoi qu’il en coûte » : un mensonge d’État ! Aucune leçon n’a été tirée, le Ségur n’a rien réglé. Les lits à l’hôpital public ne sont toujours pas en nombre suffisant pour répondre aux besoins de la population. Alors il faut déprogrammer des opérations, rouvrir des unités COVID, vider les réanimations pour laisser de la place aux cas COVID +, faire parfois appel aux cliniques privées, organiser des transferts de patient-es COVID sur d’autres régions. Le personnel est épuisé, tombe malade dans des clusters professionnels toujours paS reconnus par les directions comme imputables au travail. Les médecins vont comme à chaque vague de la COVID, devoir trier leurs patient-es, dans une médecine de catastrophe
La vaccination qui devrait et pourrait être un rempart pour éviter les formes graves de la COVID, peine à se mettre en place pour toutes et tous. Le système de triage imposé par le gouvernement, par tranche d’âge et catégories professionnelles masque en réalité le manque d’anticipation ayant une incidence directe sur les stocks actuels. Heureusement que nous avons payé des millions des cabinets privés de « consulting » pour arriver à ce résultat…
Aucune anticipation, comme pour les masques, la vaccination ou un éventuel traitement médical. En un an ce dont on est sûr c’est qu’il faut sauver les entreprises françaises, ou au moins les actionnaires… La santé n’est que question de conjoncture et ce qui ne risque pas de rassurer la population, c’est qu’à force de mesures essaimées de ci de là, toutes et tous subissons des restrictions plus strictes ! Encore une fois c’est la population qui trinque !
Face à ce désastre politique et sanitaire, la Fédération SUD Santé sociaux ne voit pas comment un confinement strict pourrait être plus longtemps évité, faute de casser les soignant.e.s et de laisser l’hôpital public s’effondrer. Elle entend aussi les syndicats enseignants qui alertent sur le fait que les écoles vont se fermer d’elles-mêmes, les unes après les autres, à leur grand désarroi. 
Mais ce confinement doit être conditionné à une véritable reprise en main du système de santé :

  • la réquisition immédiate des établissements privés lucratifs et non lucratifs pour réorganiser dans l’urgence les prises en charge sur l’ensemble des établissements de santé
  • L’ouverture de lits supplémentaires et des moyens humains pour nos services de réanimations et de médecine
  • La socialisation des trusts pharmaceutiques et donc des brevets des vaccins pour constituer un pôle public pharmaceutique au service de l’intérêt général de la population mondiale
    Pour éviter que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets, dès maintenant, nous devons aller vers une refonte du système de santé, social et médico-social, en un seul système public, intégralement géré par une Sécurité Sociale de nouveau administrée uniquement par les représentant.e.s des travailleurs-euses et des usager.e.s.

Le 7 avril, journée mondiale de lutte pour le droit à la santé, allons faire entendre au gouvernement et au Président Macron notre colère et nos exigences ! La santé n’est pas une marchandise, c’est un bien commun.