AIDES en grève : merci et gros coeur avec les doigts

Mardi 26 juin, à l’issue d’une mobilisation sociale des salarié.e.s de AIDES aussi massive qu’inédite, l’Assemblée générale des grévistes a voté la fin du mouvement de grève entamé le 21 juin à l’occasion des NAO (négociations annuelles obligatoires)... avec le sourire !

La grève est terminée mais la caisse de grève est toujours ouverte ! Merci pour eux et elles.
Une caisse de grève est en ligne (lien) ou sinon directement dans une antenne AIDES local pour soutenir et féliciter les grévistes !

et RDV aux marches des fiertés !


Communiqué des sections SUD et CGT de l’association AIDES du 27 juin 2018

Une grève des salarié.es uni.e.s et solidaires qui a permis de gagner de nouveaux droits

Mardi 26 juin, à l’issue d’une mobilisation sociale des salarié.e.s de AIDES aussi massive qu’inédite, l’Assemblée générale des grévistes a voté la fin du mouvement de grève entamé le 21 juin à l’occasion des NAO (négociations annuelles obligatoires).

En effet, mardi matin, les délégations syndicales SUD et CGT ont obtenu une nouvelle réunion de négociation avec la direction. A l’issue de cette rencontre, nous avons pu obtenir satisfaction sur le dernier point qui faisait blocage concernant la rémunération des salarié.e.s., à savoir la mise en place d’une 53ème semaine de salaire qui sera versée chaque année à partir de 2019.

Voici donc ci dessous les 7 mesures que nous avons obtenues à l’issue de notre mouvement de grève et des négociations avec la direction. Ces mesures seront pérennisées par la signature d’ici la semaine prochaine d’un accord d’entreprise entre les syndicats représentatifs à AIDES (SUD et CGT) et la direction :

1° Augmentation collective des salaires mensuels de 38€ brut à partir du 1er juillet
L’inflation depuis un an s’élevant à 1,6 %, nous demandions pour tous-tes les salarié.e.s une augmentation d’un montant équivalent à 1,6 % du salaire mensuel moyen de AIDES, c’est à dire 38€ brut/mois, alors que la direction ne voulait pas aller au-delà de 15€, puis 20€. Face à notre mobilisation et détermination, la direction a finalement accepté 38€ brut mensuel d’augmentation.

2° Mise en place du versement d’une 53ème semaine de salaire à partir de 2019
A partir de 2019, une 53ème semaine de salaire sera versée chaque année sur la paye du mois de novembre de l’année en cours, sous condition d’être présent dans les effectifs depuis le 1er février de l’année en cours. Cette 53ème semaine de salaire sera calculée sur la base du salaire moyen de Aides. Son montant sera donc d’environ 540€ brut. Calculée sur le salaire moyen annuel de AIDES, cette 53ème semaine de salaire équivaut à une augmentation de 1,9 %. Elle sera mise en place à compter de l’année 2019. Précisons qu’il ne s’agit pas d’une prime ponctuelle, mais bien d’un élément pérenne de rémunération, qui sera versée tous les ans. Pour nous, le caractère pérenne de cette mesure est essentiel.

3° Passage de 6 à 7 semaines de congés payés par an
A partir de cet été, l’ensemble des salarié.e.s de AIDES bénéficieront de 7 semaines de congés payés annuels (au lieu de 6 jusqu’à maintenant).

4° Les heures travaillées le dimanche sont comptées doubles
Jusqu’à maintenant, à AIDES, le travail du dimanche était compté comme du temps du travail normal. A partir du 9 juillet, toute heure travaillée le dimanche comptera double : si je travaille 6 heures un dimanche, 12 heures seront comptabilisées sur la feuille temps. Cette mesure s’appliquera de manière définitive à l’ensemble des salariés-es de AIDES pour toute heure travaillée le dimanche, à l’exception des actions suivantes pour lesquelles une expérimentation jusqu’au 31/12/2018 sera menée, suivie d’une évaluation : les formations (participation ou animation), la participation aux instances de gouvernance politique (CTA, CA, Conseil de région) et la participation aux temps de vie associative (sauf pour les collègues en charge de la
prise de note et de la logistique). Pour l’ensemble des autres actions, cette valorisation horaire du travail dominical est définitive.

5° Augmentation de 1 % des minima d’embauche des catégories 5 et 4
En 2008, nous avions obtenu que les minima d’embauche soient automatiquement indexés sur l’augmentation du SMIC. En 2013, à l’occasion du Plan Social, la direction avait supprimé cette mesure. Si nous n’avons pas obtenu le retour de l’indexation automatique des minima d’embauche sur l’augmentation du SMIC, la direction a néanmoins accepté de revaloriser de 1 % les minima d’embauche des cat 5 (1691€ à 1708€) et des cat 4 (1917€ à 1936€) au 1er juillet.

6° Revalorisation de 100€ au dessus du minimum d’embauche des salaires de catégorie 5 après un an d’ancienneté
Dorénavant, à compter d’un an d’ancienneté, tous les salarié.e.s de cat 5 verront leur salaire porté à 1808€ (c’est à dire 100€ de plus que le minimum d’embauche). Il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle, mais bien d’un acquis pérenne : dorénavant, au bout d’un an d’ancienneté, tout.e salarié.e de la catégorie 5 verra son salaire revalorisé de 100€ de plus que le minimum d’embauche de cette catégorie. Cette augmentation de 100€ sera proratisée pour les collègues à temps partiel.

7° Augmentation de +150€ des salaires des cat 4 et 5 pour l’ensemble des Caraïbes
Pour compenser le coût de la vie dans les Caraïbes par rapport à la métropole, nous avons obtenu la revalorisation de +150€ brut pour les salarié.e.s des cat 4 et 5 de toutes les Caraïbes, comme cela avait été obtenu pour les collègues de Guyane en 2017.

Bien sur, ces mesures ne résoudront pas à elles seules tous les problèmes que peuvent connaître les salarié.e.s de l’association concernant leurs conditions de travail et de rémunération. Bien sûr nous aurions préféré que la 53ème semaine de salaire soit versée dès novembre 2018.

Mais ces acquis représentent de réelles avancées sociales dont bénéficieront l’ensemble des salarié.e.s. Et c’est bien grâce à la grève, grâce à notre mobilisation massive, unitaire et déterminée dans tout le réseau, au siège comme dans les LM, en métropole comme dans les Caraïbes, que nous avons pu les obtenir.

Les sections syndicales SUD et CGT, avec tous les représentants du personnel (DP, CE, CHSCT) continueront de défendre auprès de la direction les revendications élaborées avec l’ensemble des salarié.e.s mobilisé.e.s.

Nous tenons particulièrement à remercier tous-tes les volontaires de l’association qui nous ont manifesté leur soutien. Sachez que cette solidarité nous fait chaud au coeur et à la tête.
On n’oublie pas. Merci et gros coeur avec les doigts !

Soyons fièr-e-s de nos mobilisations


tract du 25 juin 2018

Un mouvement inédit des salariés-es de AIDES

En réponse au mail du DRHM (Directeur des Ressources Humaines et Militantes) Olivier BENOIT, les Représentant.e.s du personnel de AIDES (DP, CE, CHSCT et les Sections syndicales SUD et CGT), soutenu.e.s par les salarié.e.s du réseau et du siège, souhaitaient avoir un droit de réponse.

Jeudi 21 juin, pour les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) sur les salaires et le temps de travail, les salarié.e.s de AIDES, au siège comme dans tout le réseau, se sont massivement mis en grève afin de se faire entendre et de créer le rapport de force nécessaire pour être entendu.e.s par la direction : 63 LM (Lieux de Mobilisations) fermés sur 76 dans toute la France et dans les Caraïbes, plus de 80% de salarié.e.s en grève, et environ 70 collègues mobilisés présent.e.s physiquement en AG au siège.

Une grève massive, unitaire et auto-organisée

Ainsi, ce 21 juin, les délégations syndicales SUD et CGT n’étaient pas seules pour négocier avec le DRHM : les NAO ont eu lieu dans une salle aux portes grandes ouvertes, sous la pression et l’oreille attentive des grévistes, syndiqué.e.s ou non syndiqué.e.s, installé.e.s dans le couloir attenant, qui relayaient en temps réel le contenu des négociations auprès des collègues mobilisé.e.s sur leur LM dans tout le réseau.

Notre mobilisation et la pression exercées sur la direction ont déjà permis d’obtenir de premières victoires

  • Passage de 6 à 7 semaines de congés payés par an Nous portions cette revendication depuis plusieurs années, mais cette demande n’avait jamais été satisfaite, alors que la quasi totalité des salarié.e.s du sanitaire et social bénéficient de 8 semaines de congés (Conventions collectives 51 et 66).
  • Les heures travaillées le dimanche sont enfin comptées doubles : Jusqu’à maintenant, à AIDES, le travail du dimanche était compté comme du temps du travail normal. A partir du 9 juillet, toute heure travaillée le dimanche comptera double (y compris pour les interventions en teknival et freeparty). En revanche, concernant les formations (participation et animation), la participation aux instances de gouvernance politique (CA, CR, CTA) et aux temps de vie associative, le travail du dimanche sera certes compté double, mais de manière expérimentale jusqu’au 31/12/2018, suivie d’une « évaluation pour en mesurer l’impact ». Pour notre part, nous souhaitons bien sur que cette revalorisation du travail du dimanche soit pérennisée au-delà du 31/12/2018.
  • Augmentation de 1 % des minima d’embauche des catégories 5 et 4 : En 2008, nous avions obtenu que les minima d’embauche soient automatiquement indexés sur l’augmentation du SMIC. En 2013, la direction avait profité du Plan social pour supprimer cette mesure. Nous n’avons pas encore obtenu le retour de l’indexation automatique des minima d’embauche sur l’augmentation du SMIC, mais la direction a néanmoins accepté de revaloriser de 1 % les minima d’embauche des cat 5 (1691€ à 1708€) et des cat 4 (1917€ à 1936€) au 1er juillet. C’est toujours mieux que rien… mais notons qu’au 01/01/2018, le SMIC était revalorisé de 1,24 %, et qu’en avril 2018, l’inflation sur un an est de 1,6 %.
  • Réévalution des salaires de cat 5 : A compter d’un an d’ancienneté, tous les salarié.e.s de cat 5 verront leur salaire porté à 1808€ (c’est à dire 100€ de plus que le minimum d’embauche). Notons qu’en 2017, 6 mois d’ancienneté suffisaient pour bénéficier de cette augmentation. Mais il s’agissait seulement d’une mesure ponctuelle, alors que maintenant, il s’agit d’une mesure pérenne.
  • Augmentation de +150€ des salaires des cat 4 et 5 pour l’ensemble des Caraïbes : Pour compenser le coût de la vie dans les Caraïbes par rapport à la métropole, nous avons enfin obtenu la revalorisation de +150€ brut pour les salarié.e.s des cat 4 et 5 de toutes les Caraïbes, comme cela avait été obtenu en Guyane en 2017.

Nous sommes prêts à signer un accord partiel sur ces 5 mesures

Les délégations syndicales SUD et CGT sont prêtes à signer un accord partiel sur ces 5 mesures car même si elles ne sont pas parfaites (et notamment sur la perte du pouvoir d’achat que nous expliquons ci dessous), elles représentent de réelles avancées pour les salarié.e.s. Pourtant, à ce jour, malgré l’aboutissement partiel des NAO, le DRHM refuse de signer un tel accord. Nous ne comprenons pas cette position jusqu’au-boutiste de la direction.

Il y a toujours de forts points de blocage essentiels, notamment sur notre pouvoir d’achat.

- Augmentation collective des salaires mensuels de 38€ au 1er juillet : L’inflation depuis un an s’élevant à 1,6 %, nous demandions pour tous-tes les salarié.e.s une augmentation équivalente à 1,6 % du salaire mensuel, c’est à dire 38€ brut/mois. Au départ, la direction ne voulait pas aller au-delà de 15€ (soit 0,7 % du salaire moyen, moitié moins que l’inflation !). Une deuxième proposition de la direction était réévaluée à 20€ brut par mois. Face à notre mobilisation et détermination, la direction a finalement accepté 38€ brut mensuel d’augmentation, mais sans rétroactivité au 1er janvier.

- La direction veut supprimer la prime annuelle collective des salarié.e.s : Cependant, cette augmentation mensuelle ne suffira pas pour maintenir le pouvoir d’achat des salariés-es. En effet, en 2016, la direction avait fait le choix de verser 950€ brut de prime annuelle collective à tous les salarié.e.s (avec parallèlement le versement d’une prime de 7500€ à chacun des 3 DG). En 2017, la prime annuelle collective versée à tous les salarié.e.s fût ramenée à 800€. Et, concernant 2018, pour le moment, la direction refuse toujours de renouveler cette prime, ce qui signifierait donc une forte baisse de notre pouvoir d’achat annuel équivalent à une perte de 572€ annuels brut*. C’est à cause de ce refus que nous ne pouvons pas signer un accord total avec la direction et que nous devons continuer notre mouvement de grève. C’est ce qu’ont décidé collectivement les salariés-es en grève au siège, en Ile de France, et dans tout le réseau (province et Caraïbes).

* 38€ d’augmentation mensuelle de juillet à décembre = +228€ de salaire sur l’année. Suppression de la prime annuelle = -800€ de perte de salaire sur l’année. 228-800=-572€. Donc, au total, les mesures salariales proposées à ce jour par la direction nous feraient perdre 572€ bruts sur l’année.

Mais encore une fois, nous précisons que nous sommes prêts à signer avec la direction un accord partiel sur les 5 premières mesures actées lors des NAO. Nous demandons à la direction d’être raisonnable, de savoir faire preuve d’esprit de compromis, et donc d’accepter de signer un accord partiel, et de ne pas faire des propositions salariales nous faisant perdre 572€ de pouvoir d’achat annuel.

Avec ce communiqué nous souhaitons envoyer un message fort à la direction sur l’ensemble de nos revendications. De plus, d’autres éléments dont nous avons pris connaissance très récemment, démontrent un réel dysfonctionnement du financement de Coalition Plus par AIDES. Ces éléments seront portés à la connaissance des élus-es au CA et à la direction dès lundi.

Cher.e.s ami.e.s volontaires,

notre objectif n’est pas d’impacter sur votre mobilisation ou sur votre engagement. Nous ne souhaitons pas non plus impacter sur les actions mais nous souhaitons faire valoir notre droit de grève dans le cadre d’un litige avec la direction qui a un impact sur le travail des salarié.e.s et sur notre pouvoir d’achat. L’ensemble des représentant.e.s du personnel restent à la disposition des volontaires et de leurs élu.e.s pour échanger.