Traité Constitutionnel Européen, c’est NON !!!!

Contrairement à ce que d’aucuns voudraient nous faire croire le rejet du projet de Constitution Européenne ne constitue pas une erreur d’appréciation de la part des électeurs qui se prononceront le 29 mai.

Voter NON ce jour là c’est rejeter le zèle avec lequel Chirac et Raffarin appliquent en France les orientations d’une Europe néo-libérale où le dictat économique s’impose depuis plus de vingt cinq ans.

Voter NON ce jour là c’est renvoyer dos à dos tous ceux qui de droite comme de " gauche " ont contribué à ce que " Europe de la paix ", " Europe des peuples " ne soient que deux prétextes utilisés comme des paravents à l’implacable suprématie de la loi du marché.

Voter NON le 29 mai c’est résolument donner de la voix dans un concert où nous n’étions pas attendusâ ?¦

Une Constitution dont les articles sont si flous que l’on peut souvent leur faire dire une chose et son contraire ne peut que faire la preuve d’une manipulation politique, pas d’un vrai souci des problématiques sociales.

Pour nous, salariés de la fonction publique, engagé dans le domaine de la santé il suffit d’observer les dégâts que l’offre et la qualité des soins ont subies depuis bientôt trente ans :

- Hôpitaux de proximité à non rentables
- Maternités insuffisamment fréquentées à non rentables

- Services d’urgence submergés où l’on attend des heures avant d’être pris en charge
- Lits publics supprimés au prétexte de redéploiement mais sans réel maintien des moyens

La liste serait encore longue de ce qui aujourd’hui illustre les coups de boutoir que le service public de santé a reçus alors que dans le même temps le secteur privé continue de faire saliver d’envie quelques grands lobbies financiers.

L’Etat ne veut plus payer, par contre les caisses de la Sécu et les mutuelles continuent d’abreuver la gabegie de certaines cliniques privées où la journée de 24 heures ne suffit pas à justifier du nombre " d’actes " accomplis par quelques praticiens zélés.

La Sécu c’est nous, les mutuelles aussi, cet argent c’est le notre et il est normal que nous puissions peser sur l’utilisation qui en est faite.

Mais voilà ! au principe de la trop fameuse " concurrence libre et non faussée " notre système de santé est sacrifié sur l’autel de la rentabilité et de la facturation à l’acte.

NON, cette logique ne sera pas différente lorsque nous aurons une Constitution qui drapera les traités de Nice et autre Maastricht comme les filets qui recouvrent les canons sur un champ de bataille.


Voter NON le 29 mai

C’est demander à ce que l’ensemble de cette politique soit redéfinie.

C’est imposer le maintien de vrais services publics au service du public et pas des " services d’intérêt économique général " au seul bénéfice d’intérêts particuliers notamment financiers.

Parce que nous savons pourquoi nous voterons NON le 29 mai, il conviendra de repenser l’Europe autrement que sur le calque de la libre entreprise.

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