Secteur social et médico-social : des budgets à la baisse

Vendredi 11 octobre 2002 à Paris, une manifestation organisée par la FNARS (Fédération Nationale des Associations de Réinsertion Sociale) regroupera bénévoles, salariés... pour protester contre les baisses budgétaires des Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS). Cette manifestation s’ajoute à d’autres mouvements locaux, la plupart du temps, organisés par les associations elles-mêmes : associations de prévention santé (Toxicomanie, HIV...), associations de services à domicile (SESSAD entre autres). Pour certaines de ces associations, les budgets sont revus à la baisse, conséquence d’un désengagement de l’Etat, pour d’autres c’est le passage du "prix de journée" à la dotation globale qui entraîne une baisse des prestations aux usagers.

La Fédération Sud Santé-Sociaux dénonce depuis longtemps déjà la politique comptable des budgets sociaux, alors que les besoins de la population en termes de prise en charge pour les personnes exclues ou souffrant d’un handicap ne sont pas couverts. La logique comptable qui s’applique, renforcée par la nouvelle loi de janvier 2002 "rénovant l’action sociale et médico-sociale", se traduit par une baisse des moyens pour l’ensemble du secteur.

Ainsi, pour la Fédération Sud Santé-Sociaux, la manifestation organisée la FNARS est légitime, des syndicats composants la Fédération y participeront. Pour autant, cet appel, initié par les seuls gestionnaires des CHRS, sans réel cadre large et unitaire est trop restrictif. C’est l’ensemble des structures du secteur social et médico-social et leurs missions qui sont en péril. Aussi c’est l’ensemble de tous ses acteurs qui doit se mobiliser, pour exiger des budgets à la hauteur des prestations de qualité pour les personnes exclues et/ou handicapées, budgets qui proviennent de l’Etat, des collectivités territoriales ou de la protection sociale.


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