Salaires : urgence à agir tous ensemble !

A l’appel de l’ensemble des organisations syndicales de fonctionnaires, une journée nationale d’actions et de grèves est organisée le 31 mai prochain. Cette journée doit marquer le début d’une véritable mobilisation pour une revalorisation générale des salaires.!

Tout augmente ...

Les tarifs du gaz ont progressé de plus de 20% en un an, ceux de l’électricité de près de 5%. La hausse des produits alimentaires les plus courants se situe entre 4 et 20%. Sans parler des loyers, de l’essence, des frais de santé ...
Toutes ces dépenses incompressibles augmentent considérablement, pénalisant particulièrement les bas salaires.

... Par contre les salaires stagnent !

Dans la fonction publique, aucune augmentation générale en 2011, ni en 2012, et la Cour des Comptes recommande de reconduire ce gel en 2013 !
Dans notre secteur, les conventions collectives du privé suivent en général les orientations du public. En moyenne les augmentations salariales prévues cette année tournent autour de 0,5%.

Et l’individualisation progresse !

Dans plusieurs conventions collectives comme celle des Centres de Lutte Contre le Cancer des dispositifs d’augmentations individuelles se substituent aux augmentations générales.
Dans le secteur médico-social et sanitaire privé, les patrons veulent introduire des dispositifs semblables.

Dans la Fonction Publique Hospitalière, la prime de fonction et de résultats (PFR) se met en place cette année pour les cadres supérieurs, mais devrait être progressivement étendue à l’ensemble des catégories. C’est la remise en cause du statut et des garanties collectives qui sont en jeu !

L’arnaque de la "prime de la valeur ajoutée"

L’annonce très médiatique de l’octroi d’une prime de 1000 euros aux salariés des entreprises qui ont augmenté leurs dividendes s’est dégonflée. Moins de 15% des salariés pourraient être concernés par l’attribution de cette prime qui pourrait être modulée. Elle risque fort de se substituer aux augmentations de salaire. Une fois de plus cette prime est exemptée de cotisations sociales, réduisant les recettes de la Sécurité Sociale.

Selon le gouvernement, la priorité est à la réduction des déficits publics. Ils sont la conséquence de choix politiques : les réductions et exonérations massives de cotisations sociales, et des cadeaux fiscaux aux plus riches. L’austérité salariale pratiquée depuis des années assèche aussi les recettes fiscales et sociales.

Il faut stopper cette dérive !

Il faut remettre les revalorisations générales de salaires au coeur des revendications dans le public et le privé, refuser tous les dispositifs qui introduisent l’individualisation des salaires. Cela implique une autre répartition des richesses en faveur des salariés.

SUD revendique :

- le salaire minimum à 1500 â,¬ nets,

- + 300 â,¬ pour tous,

- l’échelle mobile des salaires (c’est à dire leur augmentation automatique en fonction de l’inflation),

- une grille unique de salaires pour l’ensemble des salariés du secteur (public, privé non commercial, privé lucratif),

- la suppression de toutes les clauses d’individualisation et l’abrogation de la prime de fonction et de résultat dans la Fonction Publique Hospitalière.

Il est urgent de débattre partout de ces propositions et de préparer un mouvement unitaire et national public/privé pour imposer nos revendications au gouvernement et au patronat.

Pour la fonction publique, le 31 mai peut en être le début !


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