- Les carrières des personnels hospitaliers doivent être revalorisées !

Salaires : non au blocage !

La dernière augmentation des traitements de fonctionnaires a été de 0,5% en janvier 2004 pour solde de tout compte de l’année. Aucune revalorisation générale des traitements n’est envisagée pour 2005. Cumulée depuis 10 ans la perte de pouvoir d’achat avoisine en moyenne 15% pour certaines professions.

Salaires : en 2003 = 0 % d’augmentation ; en 2004 = + 0,5 %

Durant ces deux années, les prix auront augmenté officiellement de 4,8 % (selon les prévisions de l’INSEE).
Malgré tout, le gouvernement explique tranquillement que le pouvoir d’achat des fonctionnaires est toutefois maintenu grâce aux montées d’échelons et aux promotions individuelles.
Cette définition de l’évolution du pouvoir d’achat occulte totalement la notion de déroulement de carrière, et pénalise lourdement les catégories C (ASH, aides-soignants, personnels administratifs et ouvriers) pour lesquelles les montées d’échelons, en moyenne tous les trois ans, sont très faibles (entre 2 et 8 points d’indice pour la majorité des échelons soit 8,8 à 35 euros).

Pour 2005 le gouvernenement envisage de généraliser le salaire au "mérite" dans la fonction publique, ce qui reviendrait à ne plus effectuer d’augmentations générales mais laisserait aux directions la possibilité d’octroyer "aux plus méritants" une augmentation modulable.

Dans le cadre de la mise en place de de la tarification à l’activité, on peutlégitimement craindre que les critères purement économiques prennent définitivement le pas sur la notion de service public.

Il y a aussi d’autres contentieux en matière salariale.
Dans le secteur hospitalier, beaucoup de primes ne sont pas revalorisées comme par exemple, la prime Veil pour les infirmières, inchangée depuis 1989 ou pour les aides-soignants identique elle depuis son instauration en... 1975 à 15,24 euros !
Le protocole Aubry signé par certains syndicats en 2000 a laissé 70 % des personnels hospitaliers sur la touche sans aucune revalorisation de carrière.
Parmi les professions qui ont obtenu des revalorisations, celles-ci n’interviennent le plus souvent qu’en fin de carrière.

Au moment où le Ministère de la Santé vient d’attibuer entre 5000 et 9000 euros par an aux chirurgiens libéraux, il est grand temps que s’ouvrent des négociations sur l’ensemble des professions de l’hôpital toutes aussi nécessaires à son bon fonctionnement.

La mobilisation des personnels doit s’organiser et s’étendre !
Les 8 fédérations syndicales de la Fonction publique hospitalière viennent d’adresser à Douste-Blazy une demande commune d’ouverture de négociations pour l’ensemble de filières professionnelles, c’est une première démarche positive.
Des professions sont actuellement mobilisées pour des reclassements (socio-éducatifs, adjoints des cadres).


Sud propose à l’intersyndicale une campagne d’action prolongée sur les salaires pour tous les professionnels de la fonction publique hospitalière :
- pour la revalorisation de toutes les professions de l’hôpital : + 230 euros,
- l’intégration des primes dans le salaire de base,
- des déroulements de carrière sans barrage à l’intérieur d’un même corps (fusion des classes normales, supérieures, principales ...)

D’ores et déjà, face à l’absence de réponses du ministère, il faut décider le principe d’une première journée nationale de grève !