Retraites : le 27 mai en grève et dans la rue !

Le gouvernement vient de faire parvenir un document énumérant les mesures qu’il compte prendre pour réformer les retraites. La crise financière européenne est un prétexte de plus pour s’attaquer aux droits sociaux des salariés, chômeurs et retraités.

Le gouvernement a dévoilé son projet :
ce sont des nouveaux allongements des durées de cotisation et de l’âge légal de la retraite qui sont annoncés !
Depuis les contre réformes de 1993 pour le privé, de 2003 pour les fonctionnaires et le privé, et de 2007 pour les régimes spéciaux, les niveaux de retraite n’ont cessé de baisser (de 20% !) et les inégalités hommes femmes se sont accrues du fait du système de décote.
Cela n’est pas suffisant pour le gouvernement et le patronat.
Si le verrou de la retraite à 60 ans saute, c’est la porte ouverte à une déréglementation totale.

Aujourd’hui plus de 50% des retraitables à 60 ans ne sont plus au travail du fait du chômage et de l’invalidité. Retarder l’âge légal ne changera rien, sauf un abaissement de leur niveau de pension.

Car la logique de ces contre-réformes, c’est de réduire le montant des pensions de tous les futurs retraités qui ne pourront avoir la totalité de leurs trimestres cotisés.

Déjà dans la Fonction publique hospitalière, sous prétexte d’un maigre reclassement, le gouvernement remet en cause la catégorie active pour les infirmières, et autres personnels paramédicaux, ainsi que les bonifications d’années (une pour 10 ans).
Celà préjuge mal de la soi-disant prise en compte de la pénibilité !!!

SUD revendique :
- le maintien des bonifications par enfant,
- la suppression de la décote,
- le maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans,
- l’extension de la catégorie active au privé avec droit de départ à 55 ans.
Mais aussi :
- la prise en compte des années d’études et d’inactivité (chômage, congés parentaux, etc.),
- l’indexation des retraites sur le salaire des actifs,
- l’intégration de toutes les primes et indemnités dans le traitement de base,
- le calcul des retraites sur la base des six meilleurs mois, dans le public comme dans le privé,
- les 37,5 annuités pour tous, pour une retraite à taux plein,
- pas de retraites inférieures à 1500 euros.

Arrêter les régressions, améliorer les retraites, aller vers l’égalité hommes-femmes, c’est possible, à condition de s’attaquer aux racines du problème, par le partage des richesses, le partage de l’emploi (création d’emplois dans les hôpitaux, avec titularisation ou CDI), et l’augmentation générale des salaires.


un préavis de grève national est déposé à partir du mercredi 26 mai 20 h jusqu’au vendredi 28 mai 8 h pour l’ensemble des personnels du secteur sanitaire et médico-social.

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