Résolution du Réseau Européen de Santé au Forum Social

Une année après Florence, le Réseau européen pour le droit à la santé souligne à nouveau avec force le besoin, pour le mouvement, de considérer la santé en tant qu’un droit social, universel et non commercial.
à? Paris, nous avons transformé une charte d’intentions, comme celle établie au Forum Européen de Salonique, en une plate-forme pour le droit contre la privatisation et la destruction du système national de santé publique.

Nous exigeons que l’accès aux services de santé soit gratuit, qu’il satisfasse aux besoins en santé de la population, et qu’il ne soit lié à aucune forme de profit.
Nous demandons que le système de santé soit financé en juste proportion afin d’accorder à chacun, sans discrimination : la promotion de la santé, le bien-être, la protection au travail et dans la vie, les traitements, l’attention aux problèmes psychiatriques, la réadaptation de ceux affectés par tout type d’infirmité, l’humanisation du processus de soin et le respect des individus, à tout moment, entre système de santé et citoyen.

Nous voulons une politique européenne transparente de la médecine, indépendante de l’industrie et sous contrôle de la population.

Nous soutenons la construction de réseaux sociaux, avec pour but essentiel la reconnaissance des droits des citoyens de participer à la décision et au contrôle de tous les aspects du processus de santé.

Nous voulons une réorganisation du Service national de santé - particulièrement au vu des transformations en cours en Europe et dans ses pays ’ basé sur le respect et l’application des conditions de travail et de formation des travailleurs de la santé, conditions préalables indispensables pour une meilleure qualité des services.

Nous considérons comme une grave erreur que le traité pour la Constitution européenne ne comporte pas - et il en est de même pour d’autres droits fondamentaux - le principe du droit à la santé comme droit fondamental, indépendant de tout profit.

Nous croyons en la construction d’un processus commun, réunissant travailleurs, citoyens, associations, syndicats et mouvements, constituant un élément essentiel pour revendiquer le droit inaliénable à la santé.

Nous pensons que, pour atteindre de tels objectifs, il est indispensable d’élargir et de renforcer les réseaux locaux, nationaux et internationaux.

Nous proposons aux mouvements de se mobiliser sur deux campagnes :
- l’augmentation des fonds publics attribués au système de santé, afin de couvrir tous les besoins en santé de la population ;
- l’accès au service public de santé sans restrictions.

Nous proposons d’organiser le 1er décembre une journée européenne de sensibilisation sur les questions liées à la privatisation du service de santé. Nous déclarons notre détermination à participer, en tant que réseau, à cette journée européenne de mobilisation que l’Assemblée du mouvement social organisera contre la privatisation de tous les services publics donnant ainsi notre contribution dans cette lutte.