Rencontre Sud Santé-Sociaux et ministère de la Santé

Le Conseil Fédéral de Sud Santé-Sociaux réuni les 23 et 24 mai 2002, a pris note de la nomination du nouveau Ministre de la Santé, de la Famille et Personnes Handicapées, Jean-François Mattéi.

La Fédération Sud Santé-Sociaux dénonce l’arrivée au ministère de la Santé, d’une personnalité médicale dont l’engagement et les déclarations politiques par le passé (notamment sur l’IVG) font craindre le pire sur les choix qu’il va opérer entre le secteur public et le secteur privé lucratif, entre l’assurance maladie et les assurances privées entre la recherche publique et celle des trusts.

La Fédération Sud Santé Sociaux s’inquiéte des premières déclarations du Ministre sur l’application des 35 heures à l’hôpital visant à assoupplir leur mise en oeuvre, voire à imposer un moratoire au protocole national et à la réglementation que Sud Santé-Sociaux jugeait déjà trop souple et en-dessous des besoins en personnel pour maintenir un service public de qualité.

La Fédération Sud Santé-Sociaux qui sera reçue le 3 juin 2002, défendra auprès du Ministre, comme hier avec le précédent, des exigences sur :

- la rupture avec la maîtrise comptable des dépenses de santé et la mise ne place d’une politique de santé publique rompant avec des choix axés principalement sur la consommation individuelle de soins et de médicaments ;
- l’arrêt des restructurations en cours, la mise en place d’un débat réellement démocratique pour l’implantation de structures de soins et de prévention s’articulant dans un réseau public de santé, répondant à la fois aux besoins de la population et à l’aménagement du territoire, après un bilan national et régional des restructurations précédentes ;
- le maintien, voire le développement des Centres IVG en tant que tel, avec un réel statut des médecins, de réels moyens pour l’application de la loi IVG (notamment le passage de 12 semaines aux 14 semaines), une étude sur la mise en place 6 mois après ;
- une décision de déconventionnement des établissements financés par la Sécurité Sociale, appartenant à une société cotée en Bourse ;
- la réouverture des négociations sur le protocole "réduction du temps de travail" et la création de 40 000 emplois supplémentaires à ceux déjà prévus pour le passage aux 35 heures ;
- un plan emploi-formation pour la titularisation de tous les contractuels et emplois précaires, pour le remplacement poste par poste pour le départ massif à la retraite prévu dans les années à venir ;
- la réouverture des négociations sur les filières professionnelles pour toutes les catégories, visant à augmenter les salaires, rendant ainsi attractif les métiers sanitaires sociaux ;
- le maintien du départ en retraite à 37,5 annuités pour le public et alignement du privé comme précédemment.

Fait à Paris, le 24 mai 2002