Prévention délinquance : journée nationale de grève le 14 décembre

Dans le cadre de la journée nationale de mobilisation du 14 décembre 2004 contre le projet de loi de prévention de la délinquance et ses expérimentations, la Fédération nationale
Sud Santé-Sociaux s’associe au mouvement de grève lancé par la Collectif National Unitaire. Par ce mouvement de grève, les personnels concernés demandent au Gouvernement :

- de renoncer au dépôt, au Parlement, du projet de loi sur la prévention de la délinquance
- de retirer tous les textes, conventions ou circulaires qui reprennent les orientations et les dispositions de ce projet.

Avec eux, Sud Santé-Sociaux conteste les fondements même de ce projet de loi. En effet, on ne peut pas accepter que ces professionnels, dont le rôle central est la prévention, soient utilisées comme outils de répression de la misère, du fichage des populations et de délation.

Sud Santé-Sociaux récuse le fait que les problèmes sociaux, révélés en toute confiance par les personnes, soient communiqués par les salariés au Maire que le Gouvernement veut instituer comme coordonnateur sur le terrain des actions de prévention en lien avec les conseils
généraux.

La place des travailleurs sociaux n’est pas au "sein des commissariats et des brigades de gendarmerie" mais auprès des populations les plus précarisées,
victimes de handicaps sociaux, mentaux ou de santé.
Les réponses appropriées aux maux de notre société se trouvent dans la mise en oeuvre de politiques renforcées en matière de prévention, d’accès au logement et à un revenu décent et de droit au travail.

Ces professions de l’aide à la personne, souvent seules à intervenir dans nombre de quartiers très défavorisés, ne peuvent accepter de voir aussi profondément mise en cause
une éthique professionnelle basée sur la relation de confiance, le secret des faits révélés par les familles qui font appel à eux.


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