- Pour l’abrogation du protocole d’accord de Savoie, contre le projet de loi Sarkosy sur la prévention de la délinquance

Prévention de la délinquance : bilan Chambéry et perspectives

Compte-rendu et bilan de la journée d’action à Chambéry, perspectives du mouvement.

Participation dynamique et de qualité : 400 personnes (dont quelques directeurs et administrateurs(trices) au meeting du matin ; 500 personnes (sur environ 3000 salarié(e)s que compte la prévention spécialisée en France) à la manifestation de l’après- midi, dans le centre ville, en direction de la Préfecture, du Conseil général et du siège de l’ADSEA (association signataire du protocole scandaleux).

- Durant le meeting, se sont prononcés contre le protocole et contre le projet de loi : CGT, CFDT, FO, FSU, Fédération Sud Santé Sociaux, la CNT, Sud Justice, SNPES-PJJ/FSU 73 et 74, Collectifs Prévention Spécialisée de Toulouse, d’Ile de France et du Nord, des salariés non syndiqués (directeurs et autres), une présidente d’association de prévention spécialisée, une infirmière, un enseignant, une assistante sociale.

Le lien a été fait entre les deux textes (Protocole et projet de loi). Ceux-ci ont été resitués dans le contexte de l’évolution du capitalisme, de la criminalisation de la pauvreté et des attaques convergentes sur la protection sociale et la santé.

2 remarques particulières :
- La situation d’Orléans : la politique sécuritaire de la ville entraîne la suppression du travail de prévention spécialisée (16 salariés concernés), au profit d’interventions de prévention de la délinquance (déconventionnement de l’association de prévention spécialisée et habilitation d’un " opérateur " n’ayant aucune expérience en prévention spécialisée).

- Le soutien du CNLAPS : ce soutien est bienvenu, mais le CNLAPS doit clarifier rapidement les positions qu’il a prises (avec l’ensemble des participants au groupe interinstitutionnel sur la prévention spécialisée, dans un texte sur la " transmission d’informations en prévention spécialisée ". Position ambigüe et dangereuse déjà soulignée par le collectif prévention spécialisée Nord (Cf. ASH du 2 Janvier 2004).

Perspectives d’actions concrètes :
- interpeller partout les associations, les unions d’associations, les élus (municipaux, départementaux, régionaux et nationaux) ;
- organiser en Région, (si possible avant le 17 Mars) des Assises du travail social
- une journée nationale de grève et d’action contre le projet de loi Sarkosy, décentralisée en régions, (chaque région détermine ses propres modes d’action mais une visibilité publique est souhaitée) : mercredi 4 février.
- une journée nationale de grève et d’action, cette fois-ci centralisée à Paris : mercredi 17 mars.
- produire des écrits de référence (la bataille se mène également sur le plan symbolique et idéologique).

Un réseau national se met en place par l’échange des e-mail et numéros de téléphone.

Au niveau de l’ADSEA des Savoie, les salariés ont annoncé leur parti pris de désobéissance civile au contenu du protocole. Ils appellent à continuer de signer et de faire signer la pétition (plus de 2000 signatures au 16 Janvier).


Rappel :
- 4 février 2004 : actions régionales
- 17 mars 2004 : mobilisation nationale

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