Pour ne plus perdre la vie en psychiatrie

Les personnels de la psychiatrie sont à nouveau en deuil après le drame qui s’est déroulé dans le Gard samedi.

Un aide soignant est mort dans l’exercice de ses fonctions lors de recherche d’un patient en hospitalisation libre, sorti sans autorisation médicale.
La Fédération Sud Santé-Sociaux tient à exprimer son soutien à la famille de notre collègue et sa solidarité avec l’ensemble des personnels de l’établissement du Mas Careiron d’Uzes et de l’unité psychiatrique Prime de Combe de Fontanes.

Ce drame sera minimisé par les autorités en un accident, évitant ainsi de poser les questions de fond :

- comment peut-on envoyer un aide-soignant dont c’est la première journée en psychiatrie chercher un patient à l’extérieur de l’établissement ?
- pourquoi rechercher un patient en hospitalisation libre, alors qu’il a toute liberté pour sortir de l’établissement ?
- pourquoi si son état présentait un risque pour lui même ou pour autrui , n’y -t-il pas eu demande d’hospitalisation sous contrainte en urgence ?....
- pourquoi .......?

Combien faudra-t-il de morts en psychiatrie pour que des réponses soient enfin apportées au manque de moyens, au manque de formation, à la déqualification des professionnels ?

Ce drame aurait pu être évité : notre collègue serait toujours parmi nous et le patient ne serait pas interné en UMD avec une inculpation probable d’homicide involontaire.

Aujourd’hui c’est le deuil qui domine mais demain il faut que la colère s’exprime pour que de tels drames ne puissent se reproduire.

La Fédération Sud Santé-Sociaux appelle tous les personnels hospitaliers à se rassembler et à marquer leur émotion par 3 minutes de silence dans chaque établissement le jeudi 6
octobre.


La Fédération invite tous les personnels de la psychiatrie à exprimer leurs revendications lors de la journée de mobilisation nationale du 20 octobre pour l’obtention de moyens budgétaires à la hauteur des besoins.