Pacte de confiance à l’hôpital !!!

Madame Marisol TOURAINE a présenté vendredi 7 septembre, ses orientations pour l’hôpital.

Un discours teinté de volontarisme. Plusieurs fois, il a été fait référence au retour de la notion de service public de santé mis à mal dans la loi HPST, sur le fait que la santé n’est pas un marché et que l’hôpital n’est pas un entreprise et que le mot "patron" n’était pas adapté à l’hôpital.

Mme TOURAINE a concédé que le dialogue social n’était pas une préoccupation des ARS et qu’au niveau des établissement, il s’était dégradé.

Concernant les ordres paramédicaux, elle a affirmé que l’adhésion serait facultative et qu’il faudra engager une concertation pour déterminer les conditions dans lesquelles pourront être assurées la régulation déontologique et les règles de discipline ...

Pour SUD la concertation ne peut suffire, ni les déclarations de bonnes intentions, mais des actes tangibles en rupture avec les politiques passées.

Les personnels sont en attente de changement
Des revendications urgentes sont posées par une majorité d’organisations syndicales comme le gel des restructurations, l’abrogation de la loi HPST et l’élaboration d’une véritable loi de santé publique débattue démocratiquement, l’arrêt des plans d’économies qui se traduisent par des suppressions d’emplois, la précarité, la flexibilité, le blocage des salaires.

Dans le secteur sanitaire non lucratif, la principale fédération patronale dénonce la convention collective, le ministère doit refuser l’agréer cette dénoncation.

Concernant le taux de l’évolution des dépenses de santé fixé à 2,7% pour 2013, il ne pourra maintenir l’existant.

Concernant les négociations salariales, rien ne semble envisagé !

Sans volonté de rompre avec un système économique qui broie tous les services publics et les systèmes de protection sociale solidaire, le gouvernement ne pourra répondre aux attentes des salariés. Sa volonté de ratifier rapidement le pacte de stabilité européen aggravera l’austérité dans les hôpitaux et les établissements médico-sociaux.

Seule une forte mobilisation sociale sera indispensable pour imposer nos revendications, pour gagner de nouveaux droits, pour une autre répartition des richesses.

SUD santé sociaux agira partout pour créer les conditions d’une action unitaire pour remettre le "social" au coeur des priorités.
D’ores et déjà nous proposons d’agir partout auprès des décideurs lors de la première semaine d’octobre avec un temps fort le 6 octobre en direction de Matignon.