On expertise les exclus de la santé !

3000, 5000 ou 10 000 morts liés à la canicule ?

Quel que soit le nombre, il sera toujours aussi scandaleux ! Le constat est implacable : Notre système de santé a été complètement ébranlé par une surcharge d’activité aux conséquences meurtrières.

Depuis plus de 10 ans, les orientations des gouvernements successifs ont consisté à définir la politique de santé en lien avec les normes économiques imposées par Maastricht et l’OMC, cela au détriment de la prévention et des soins prodigués à la population.

Depuis plus de 10 ans, des organisations syndicales, avec les salariés du secteur, dénoncent le démantèlement organisé du service public de santé, la pénurie d’effectifs, les restrictions budgétaires et la diminution de l’offre de soins.

Il n’y a donc pas de fatalité à la catastrophe sanitaire d’aujourd’hui mais c’est bien la concrétisation dramatique des orientations politiques de ces dernières années. Tout a été mis en oeuvre pour réduire à son strict minimum les acquis de solidarité collective (retraite, protection sociale, allocations aux personnes âgées, service publics) au profit de la responsabilisation et de la solvabilité individuelle.

Quand l’économie décide de remettre à plat l’ensemble de nos droits fondamentaux en les bafouant (droit au logement, droit à la retraite, droit à la santé), ce sont bien évidemment les plus faibles et les plus démunis qui sont les premières victimes.

Sud considère que l’expertise diligentée par le Ministre pour affiner les chiffres, n’est pas une réponse suffisante et prioritaire, sauf s’il s’agit de faire accepter, à terme, l’exclusion définitive, d’une partie de la population, qu’elle soit négligeable ou non, au droit à la santé et à la dignité.


Recherche sur le site

En lutte Concernant

Nos Actions Syndicales