NE PAYONS PAS LEURS DETTES !

Le 11 octobre prochain, cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires -SUD, UNSA) appellent à une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations.

Le gouvernement a décidé un nouveau plan de rigueur. La recette est connue : faire payer les travailleurs/ses, les chômeurs/ses, les jeunes, les retraité-e-s, pour protéger les patrons, les actionnaires et les banquiers.

Alors que la dérégulation et le libéralisme ont failli partout, accroissant les inégalités, le chômage de masse et le pillage des richesses collectives par une minorité, ainsi que sur la question environnementale.

Le marché n’est pas une force extra-terrestre contre laquelle on ne peut rien, c’est un des outils créés par celles et ceux qui profitent du système et pillent la majorité des Humains et de la Terre !

Le secteur sanitaire et social au coeur des restrictions

Les salaires sont bloqués depuis deux ans dans la Fonction Publique Hospitalière et devraient l’être encore l’année prochaine. Le gouvernement s’apprête à instaurer une prime "de fonction et de résultat" qui va individualiser les salaires et remettre en cause les déroulements de carrière. Le nombre de salariés pauvres explose !

La plupart des hôpitaux sont en déficit, et de nombreux établissements ne pouvant plus emprunter auprès des banques, ruinés par les emprunts toxiques, sont au bord de la cessation de paiement.

Dans le secteur privé sanitaire et médico-social associatif, la principale fédération employeur (la FEHAP) vient de dénoncer la convention collective pour réduire "la masse salariale". Les autres conventions sont aussi menacées (CC66, CLCC, CHRS ...)

Les conditions de travail se dégradent partout aussi bien dans le public que le privé : horaires dépassés, plannings chamboulés, effectifs réduits, précarité accrue...

Par ailleurs, les Agences Régionales de Santé imposent de nouveaux plans d’économies et de restructurations aux hôpitaux et établissements médico-sociaux, réduisant les capacités d’accueil et de soins, et déshumanisant la prise en charge des patients et résidents.

Pour 2012, un nouveau tour de vis est prévu avec le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale.

Le mardi 11 octobre doit être l’occasion d’exprimer notre refus de payer leur crise et notre volonté de faire aboutir nos revendications.

Cette première journée de riposte doit permettre de jeter les bases d’un mouvement social unitaire durable.

Soyons nombreux(ses) dans la grève et les manifestations.


SUD a déposé un préavis de grève national pour cette journée (du lundi 10 octobre 20h au mercredi 12 octobre 8H).

En Ile de France, manifestation régionale à 14H Place de la République