Le changement ... il faudra l’imposer !

Les annonces du gouvernement ne sont pas à la hauteur et sonnent comme un discours sur la rigueur de gauche.

Recul sur le niveau d’augmentation du SMIC, pas d’intervention dans les plans sociaux, visite de plusieurs ministres à l’université d’été du MEDEF, discussion sur la compétitivité des entreprises avec augmentation de la flexibilité, discours sur la nécessité de réformer la protection sociale, poursuite de la baisse de fonctionnaires sauf dans l’éducation, la justice et la police.

Les seules propositions d’emplois se concrétiseront par l’embauche d’emplois précaires et d’emplois aidés notamment dans le secteur social et du handicap. Ils pourront être étendus au secteur privé avec allégement des cotisations sociales.

Dans notre secteur, la ministre de la Santé confirme la non abrogation de la loi Hôpital Patients Santé, Territoires, l’aménagement de la Tarification à l’activité (T2A), la poursuite des restructurations.

Elle s’apprête à donner l’agrément aux patrons de la CC51 qui ont dénoncé cette convention collective en faisant fi du dialogue social en tentant un passage en force en imposant ses propositions unilatérales.

Elle n’abroge pas les ordres professionnels.

Il n’y a aucun engagement salarial pour l’ensemble de nos secteurs alors que la valeur du point est bloquée depuis trois ans.

La future loi de financement de la Sécurité Sociale définira une progression des dépenses de santé de 2,7% en recul par rapport aux engagements de campagne électorale à 3%. Ce PLFSS insuffisant va entraîner la poursuite des mesures d’économies, des restructurations et aggraver le déficit de nombreux établissements.

Toutes ces annonces montrent bien le choix du gouvernement de ne pas rompre avec la logique capitaliste de la marchandisation de la santé, du handicap.

Seule une mobilisation citoyenne et syndicale permettra d’exiger une autre politique !

La Fédération SUD Santé Sociaux avec le Collectif national "Notre santé en danger " et le réseau européen de défense de la santé et de la protection sociale appelle à une semaine d’action du 1er au 6 octobre.

Cette semaine d’action est prévue, tant en France, que dans certains pays européens qui subissent des politiques similaires. Une semaine de lutte contre la destruction de la santé publique et pour l’exigence de moyens pour des soins, des prises en charge de qualité pour toutes et tous partout.

Le 4 octobre organisation d’actions décentralisées devant les ARS (Agence Régionale de Santé) ou devant des établissements menacés de fermeture.

Le samedi 6 octobre, Manifestation à Paris à 14 heures en direction de Matignon.

Rassemblement dès 12h30 Port-Royal : interventions des délégués des établissements en lutte et des différentes organisations.


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