Le 18 mars, la psychiatrie doit se faire entendre !

Il aura fallu le drame de Pau pour que les conditions dans lesquelles nous exerçons nos métiers en psychiatrie soient portées sur la place publique.
Trois mois après, où en sommes-nous ?
Rien n’a changé !

Douste-Blazy a utilisé sans vergogne ces événements tragiques pour accélérer, à grands renforts d’annonces médiatiques, la publication d’un plan santé mentale
qui était dans les tiroirs du Ministère depuis 2 ans !

Non seulement le plan santé mentale ne règle rien des problèmes de la psychiatrie, énoncés depuis plusieurs années par toutes les organisations syndicales et les professionnels, mais il continue la politique de
destruction du secteur avec :

- la disparition du SROSS psychiatrique et le remplacement du secteur par le territoire de santé

- le glissement de toutes les prises en charges vers le privé lucratif

- l’orientation vers le médico-social des patients "inadéquats" (plus d’un an d’hospitalisation !)

Douste-Blazy n’a rien compris !

Aucune des mesures proposées ne règlent les problèmes des conditions de travail des personnels et de la qualité des soins !

ASSEZ des plannings constamment changés par manque de personnels

ASSEZ des conditions d’insécurité par manque de postes et de temps pour penser

ASSEZ des économies sur les dos des personnels et des patients

Aujourd’hui :

- les soignants sont écoeurés et dénoncent les conditions dans lesquelles ils sont obligés d’exercer : patients mal soignés, vite sortis et ré hospitalisés. Il faut redonner du temps et du sens au soin !

- les services généraux sont privatisés, les départs en retraite non remplacés entraînant une dégradation des conditions des travail et d’hospitalisation faute de
maintenance suffisante.

Il est temps de lui ouvrir les yeux et de lui déboucher les
oreilles !
C’est à nous, professionnels soignants, administratifs et techniques et généraux d’imposer ce que nous voulons pour améliorer nos conditions de travail et la qualité des soins.

Ensemble, exigeons la prise en compte immédiate de nos
revendications :

- un plan emploi / formation immédiat

- la refonte des études infirmières pour cursus spécifique après un tronc commun

- des budgets à la hauteur des missions du secteur

- le maintien des services techniques indispensables à la maintenance des locaux et à la qualité des soins

Le Ministère doit engager des consultations avec les organisations syndicales et professionnelles pour définir une véritable politique de santé publique en psychiatrie !


Posons dès aujourd’hui les perspectives des suites à donner au 18 mars en s’organisant partout en collectifs syndiqués-non syndiqués regroupant toutes lescatégories professionnelles pour mettre en marche un grand mouvement national de défense de la psychiatrie publique.


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