Le 12 mars : manifestation nationale

Les fédérations syndicales CGT, CFTC, FO et SUD ont décidé d’une nouvelle perspective nationale de mobilisation le 12 mars pour exiger du Gouvernement la réouverture des négociations sur les 35 heures dans les établissements publics de santé et du médico-social.

A ce jour environ 360 accords ont été signés sur 1058 établissements. La majorité de ces accords sont signés par des organisations minoritaires. Les autres, sortent du cadrage national et les avancées obtenues ont été rendues possible par la pression collective des personnels. La quasi totalité des accords ne fait pas référence au volet emploi, et leur application sera vraisemblablement mise à mal par l’absence de créations de postes. Les retours budgétaires 2002, quant à eux, risquent d’annuler purement et simplement les créations accordées localement pour les 35 heures. Ce qui est clair, c’est que le statut qui cimentait la fonction publique hospitalière, depuis 1946, vole en éclat au travers de tous ces accords locaux qui accentuent encore les inégalités d’un établissement à l’autre.

Emploi et réglementation : le Gouvernement doit aller plus loin

Après des mois de grève et de lutte, le Gouvernement s’obstine à refuser la réouverture des négociations nationales sur les 35 heures. Mais parallèlement, il se glorifie en affichant un excédent de la sécurité sociale d’environ 1,5 milliards d’euros. Ainsi l’exigence de voir appliquer la réduction du temps de travail avec les créations d’emplois nécessaires à sa compensation est toujours d’actualité. Encore faut-il en avoir la volonté politique et d’arrêter avec les économies drastiques imposées au secteur public de santé au détriment des besoins.

Concernant les décrets d’application de la RTT, les personnels et les syndicats n’ont pas dit leur dernier mot. D’ores et déjà des recours unitaires en Conseil d’Etat (CFTC, CGT et SUD) ont été engagés sur certains aspects réglementaires : annualisation, absences, congés annuels...
Ainsi, l’objectif du Gouvernement, bientôt vacant (échéances électorales obligent) qui consistait à s’appuyer, à la fin de son mandat, sur des 35 heures abouties et réussies est plus que jamais compromis. Et ce n’est pas les derniers actes de repression policière envers les personnels mobilisés qui contribueront à laisser croire que le dialogue social est amélioré. Bien au contraire, cela n’a fait que renforcer encore la détermination des personnels à ne pas se voir imposer une réduction du temps de travail source de recul social.

Une seule solution : la mobilisation

Les accords signés ne signifient pas la fin de la mobilisation. Des intiatives de coordination des hôpitaux en lutte s’organisent et refusent ainsi de lâcher la pression. Plus des deux tiers des établissements n’ont pas encore d’accords ce qui laisse encore présager de nouvelles phases de luttes. Dans ce contexte, les organisations syndicales non signataires, ont donc décidé de maintenir leur mot d’ordre de grève et appellent à une nouvelle perspective de mobilisation nationale le 12 mars prochain. Cette nouvelle étape doit permettre de rassembler encore plus massivement les personnels hospitaliers. Dans les rues de Paris, les personnels doivent se compter par milliers pour exiger des 35 heures conformes à leurs attentes et pour un service public de santé de qualité. Pour gagner, la Fédération Sud continuera de soutenir ou d’impulser toutes intiatives envisagées pour maintenir l’unité la plus large des personnels hospitaliers.

Manifestation à Paris

mardi 12 mars à 12 heures

départ Gobelins - bd Port Royal à

l’esplanade des Invalides


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