L’hôpital public sacrifié

Les différents accidents dramatiques recensés dans les hôpitaux publics parisiens durant les fêtes de fin d’année mettent en lumière la dégradation des conditions d’accès aux soins pour les patients et la dégradation des conditions d’exercice professionnel pour les personnels.

Les restructurations successives, les réductions de capacité d’hospitalisation, la gestion à flux tendu des hôpitaux ne permettent plus de faire face à des surcroîts d’activités. Tous les jours des disfonctionnements sont constatés, heureusement aux conséquences pas toujours aussi dramatiques. Les effectifs à minima, les déplacements d’horaires inopinés, la généralisation des heures supplémentaires sans plafond sont devenus des modes de gestion courants. Les personnels soignants sont de plus en plus exposés à des surcharges de travail pouvant entraîner des erreurs aux conséquences catastrophiques. Aucun soignant n’en n’est à l’abri et peut se retrouver un jour ne garde à vue et inculpé d’homicide involontaire.

Le concept d’hôpital " entreprise " est une hérésie, il faut y mettre un terme.
Les plans d’économies s’enchaînent au fil des ans. La gestion à flux tendu de correspond pas aux besoins de santé qui sont soumis à de nombreux aléas imprévisibles.
Les cliniques commerciales programment leur activité, en ne recevant quasiment jamais les urgences, en sélectionnant les patients et les pathologies traitées.
Les établissements publics et privés participant au service public accueillent toutes les détresses 24H sur 24, 365 jours par an.

Le projet de loi "Hôpital, patients, santé, territoires " dit loi Bachelot va accélérer les fermetures d’établissements de proximité, réduire l’offre de soins, privatiser les activités " rentables " de la santé. Il doit être retiré et un état des lieux de la carte sanitaire établi afin qu’un débat public ait lieu pour reconstruire un véritable service de santé public accessible à tous et partout, gradué et coordonné du dispensaire local au centre hospitalier régional.

SUD santé-sociaux s’engage à rechercher toutes les convergences possibles avec tous ceux qui se battent pour une santé solidaire pour construire un mouvement national contre cette loi.
Le samedi 24 janvier doit être une première journée nationale d’action et de sensibilisation de la population autour d’hôpitaux menacés ou en difficultés.
La journée de grève interprofessionnelle du 29 janvier doit permettre à l’ensemble des personnels de la santé et du médico-social d’exprimer leurs revendications. Des cortèges unitaires d’hospitaliers devraient être organisés afin de rendre plus visible cette mobilisation pour la continuer jusqu’au retrait de la loi.


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