Infirmières : la grande intox de Mme BACHELOT

Madame Bachelot claironne que les revalorisations envisagées dépassseraient 2000 euros par an dans la seule fonction publique hospitalière. Aucun engagement n’est actuellement pris sur la transposition de ces mesures dans les conventions collectives du secteur pour les établissements privés, ni pour les autres fonctions publiques.

Rappelons les propositions écrites du ministère :
- le gain en début de carrière sera seulement de 115 euros par mois, soit 1380 euros an en 2016 mais dans 6 ans !
- par contre après quelques années de carrière la progression ne sera plus que de 36 à 55 euros par mois. En aucun cas les 2000 euros an ne seront atteints ;
- de plus les carrières seront allongées par rapport à la situation actuelle, et il faudra attendre au moins 32 ans pour arriver au sommet du grade , quand on sait que la durée moyenne d’une carrière infirmière est de douze ans !
- enfin, aucune garantie n’est apportée sur le maintien des primes en vigueur, ce qui reviendrait à reprendre d’une main ce qui aurait été donné de l’autre.

Des revalorisations chèrement acquises !

Les déclarations de Mme Bachelot, sont particulièrement mal venues alors que l’ensemble des fédérations syndicales viennent de décider de quitter les négociations.

Ces revendications sont portées en effet depuis 30 ans, mais surtout les contre-parties imposées sont inacceptables.

La suppression de la catégorie "active" ouvrant droit à la retraite à 55 ans, avec des bonifications d’années, est inacceptable à un moment où nous constatons partout une dégradation des conditions de travail, des mobilités horaires et d’affectation de plus en plus imposées, le non respect des durées de temps de travail. L’intensification du travail soignant, la pénurie de personnels qualifiés rendent en effet les infirmières "suractives".
Sans parler du transfert de tâches qui devrait aussi découler de ce reclassement et augmenter la charge de travail.

Au-delà des infirmières, il a urgence à revoir l’ensemble des revalorisations salariales des secteurs sanitaire et social qui n’a pas été réévalué à la hauteur de leur formation et de leur qualification, notamment l’ensemble des catégories C et imposer l’équivalence dans le secteur conventionnel.

La fédération SUD santé sociaux continuera de rechercher avec l’ensemble des fédérations syndicales, les conditions d’une action unitaire et déterminée pour la prise en compte par le ministère des véritables revendications de l’ensembe des catégories.


communiqué négociations fonction publique hosptialière

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