Il est urgent d’agir tous ensemble

Les récents accidents dramatiques qui se sont déroulés dans les hôpitaux durant la période des fêtes sont malheureusement révélateurs d’une détérioration continue des conditions d’accès aux soins et des conditions de travail des personnels !

De plus en plus souvent, les établissements publics de santé fonctionnent à flux tendu, à la limite de la sécurité qui est de plus en plus dépassée !

La logique comptable impose de plus en plus des réductions de moyens, de fermetures de lits qui ne permettent plus de répondre aux aléas et aux besoins de santé qui ne peuvent être planifiés.

L’hôpital public doit prendre en charge toutes les situations dites de recours, ce qui est est urgent, compliqué et lourd.
Malgré le manque de moyens ces missions sont en général bien assumées

Le problème, c’est qu’aujourd’hui le gouvernement demande à l’hôpital public de fonctionner comme une entreprise privée, de ne plus être en déficit, de réduire ses coà»ts.
C’est absurde et évidemment contraire aux obligations de service public, d’assurer 24 heures sur 24, toute l’année l’accueil de toutes les détresses.

Pendant ce temps le secteur privé commercial se gave de bénéfices sur le dos de l’hôpital public et de la Sécu.Qui accueille les SDF, les polytraumatisés de la route, les accidents vasculaires cérébraux, la grand-mère qui vient de se casser le col du fémur, bien évidemment pas la Générale de Santé ! (400 millions d’euros de bénéfice en grande partie payés par la Sécu).

Demain avec la loi Hôpital, Patients, santé et territoires cette logique de destruction du service public et de marchandisation du soins va être généralisée,
- le regroupement imposé des hôpitaux publics et la fermeture de 200 d’entre eux,
- le transfert au privé commercial de tout ce qui est rentable.
- la généralisation des dépassements d’honoraires,
- les suppressions de millers d’emplois hospitaliers et la mobilité imposée pour des dizaines de millers d’autres.

Une action nationale à construire sur la durée :

Samedi 24 janvier : journée nationale de défense de l’hôpital public autour des établissements menacés et en difficulté avec la population avec les collectifs de défense des hôpitaux et maternité de proximité.

Jeudi 29 janvier : journée de grève nationale interprofessionnelle pour :
- la défense de l’emploi
- la revalorisation des salaires
- la défense de la protection sociale solidaire et des services publics.

Dans le cadre de cette journée, les personnels de santé doivent manifester ensemble dans l’unité pour exiger le retrait de la loi Bachelot.

Dès à présent nous devons débattre des suites des actions à mener lors du débat parlementaire qui est maintenu à partir du 9 février.