- Le ministère de la santé a lancé une "concertation" sur le paiement des reliquats d’heures supplémentaires et la rémuération d’une partie des comptes-épargnes temps. Les crédits disponibles doivent être partagés avec les médecins et ils sont évidemment insuffisants !

Heures supplémentaires soldées

Les propositions ministérielles sur le paiement des reliquats d’heures supplémentaires sont très en décalage par rapport aux attentes des personnels.
Afin de simplifier cette régularisation, le ministère déclare vouloir régler au plus vite ce dossier en proposant le paiement des heures dues sur la base d’un forfait unique en dessous du taux horaire de rémunération.
Et de proposer le paiement de toutes les heures supplémentaires à un taux horaire de 11 Euros brut !

INACCEPTABLE !

Le taux indiciaire horaire de rémunération pour une infirmière classe normale au 5ème échelon est de 11,75 euros ; pour une infirmière anesthésiste 6ème échelon : 14,75 euros, pour une cadre de santé 6ème échelon : 15,25 euros.
Sans parler des majorations qui devraient être appliquées aux heures supplémentaires comme dans toutes les entreprises (25 et 50%).
La rémunération d’’une partie des comptes-épargne temps devrait aussi être proposée à un taux forfaitaire sous-évalué.

Ces heures supplémentaires ont été pour la majorité d’entre elles imposées à des personnels qui n’étaient pas volontaires pour les effectuer. Il faut stopper cette dérive qui dégrade les conditions de travail et de vie des personnels, et pour celà elles doivent coà»ter plus cher aux établissements.

SUD rappelle que les heures supplémentaires devraient être exceptionnelles et en aucun cas un mode de gestion courant comme cela est devenu le cas dans certains établissements.
SUD rappelle l’insuffisance des effectifs créés lors de la mise en place de la RTT, ce que le reliquat considérable d’heures supplémentaires à récupérer démontre réellement.

Pour SUD, la récupération des heures supplémentaires déjà effectuées doit être possible soit en temps, soit par paiement, mais évidemment pas en dessous du taux horaire de sa rémunération, sinon c’est travailler plus pour gagner moins !

Et surtout, il faut éviter d’en effectuer de nouveau en embauchant et formant davantage et en favorisant la fidélisation des personnels par des carrières plus attrayantes et l’amélioration des conditions de travail.

TOUT EST POSSIBLE, SAUF L’AUGMENTATION GENERALE DES SALAIRES !
Si le ministre de la Fonction publique reconnaît une perte de pouvoir d’achat pour un quart des fonctionnaires, c’est pour aussitôt déclarer que cela ne justifie plus des augmentations générales. Des mesures de rattrapage individuelles seraient octroyées aux seuls fonctionnaires dont le pouvoir d’achat, selon les critères ministériels, n’aurait pas été maintenu.

Le calcul du ministère intègre toutes les montées d’échelons et avancements de grade, ce qui revient à remettre en cause tous les déroulements de carrières et les grilles indiciaires.

Autant de raisons pour se mobiliser le 24 janvier pour de véritables revalorisations salariales pour tous. Au-delà de cette journée de grève, débattons des suites à y donner pour gagner tous ensemble !