Filière socio-éducative : bilan du 3 décembre

Bilan des actions décentralisées :

- Bretagne : 72% de grévistes au CHU de Rennes et de nombreux autres hôpitaux. Délégation reçue par l’ARH qui transmet les revendications au ministère. Réunion prévue (50 collègues pour organiser et structurer un réseau).

- Lorraine : rassemblement des professionnels de Lorraine (hors CHU de Metz et Nancy). Une délégation de 25 personnes a été reçue. Le Conseiller technique s’est engagé à transmettre les revendications des professionnels au Ministère.

- Hérault : 70 professionnels à Montpellier devant la préfecture, assemblée générale lundi pour constitution d’un collectif départemental.

- Provence Alpes Côte d’Azur : rassemblement 120 professionnels devant la DRASS à Marseille ; délégation de 27 personnes reçues par le Directeur Adjoint et un sous directeur. Remise de motions. Réunion prévue pour mettre sur pied une organisation (régionale ou départementale) pour poursuivre l’action et l’amplifier.

- Aquitaine - Midi Pyrénées :100 professionnels devant l’ARH de Bordeaux, délégation reçue par chargée de mission qui transmettra revendications. Dépôts de motion de différents établissements.

- Pays de Loire : 50 professionnels en grève. Ont saisi leur Direction, l’ARH, les élus, présidents de CA et CME.

- Région Nord : 40 assistantes sociales de 10 établissements ont été reçues à la DRASS qui a pris note de leurs revendications.

- Orléans : 21 professionnels, délégation reçue par le directeur de l’ARH qui transmettra les revendications.

- Picardie : 50 professionnels rassemblés devant l’A.R.H. (4 établissements représentés et un foyer de l’enfance). Délégation reçue pendant plus d’une heure. Motions remises par les collègues de l’Oise et l’Aisne qui n’avaient pu faire le déplacement. Echo du mouvement dans la presse locale. Réunion prévue pour organiser un collectif picard. Courrier et demande de rendez-vous adressé à Monsieur De Robien. Tracts et motions envoyés aux élus.

- Rhône - Alpes : 50 personnes présentes devant l’A.R.H. représentant les Hospices Civils de Lyon, les hôpitaux de Macon, Chalon sur Saône, Sevrey et Chambery. Délégation reçue par un inspecteur principal. Poursuite des actions engagées jusqu’ici : interpellation des élus et des médias.

- Ile de France : environ 220 professionnels (assistantes sociales en majorité, des éducateurs, animateurs et une éducatrice de jeunes enfants). Sur le plan syndical, Irène LEGUAY, Secrétaire Générale de la Fédération Sud Santé-Sociaux était présente ainsi que des professionnels adhérents à Sud Santé, à la C.G.T. et à la C.F.D.T. La représentante C.F.T.C. excusée n’a pu se faire remplacer, ses collègues étant eux-mêmes engagés sur des rassemblements régionaux. Sur le plan associatif, Claudine MAUREY FORQUY, Présidente de l’Association des Travailleurs Sociaux de la Santé (A.P.T.S.S.) était également aux côtés du Collectif National.

- Ailleurs : faire remonter les informations sur la mobilisation et action menées

Compte-rendu de la délégation reçue au Ministère :

constituée de représentants syndicaux issus de la filière (CGT, Sud Santé, CFDT), la Présidente de l’A.P.T.S.S. et un représentant de chaque catégorie professionnelle présente. Reçus immédiatement par Madame Mesclon, chargée du statut des personnels hospitaliers et para-médicaux et Monsieur Veyne, chargé du " climat social ". Aucun mandat ne leur avait été donné pour négocier ; ils étaient là une fois de plus pour nous écouter.

Rappel de nos revendications et intervention de la représentante C.F.D.T. pour préciser que si la C.F.D.T. avait joué le jeu des négociations engagées dans le cadre du Comité de suivi, force était de constater qu’à ce jour, la situation n’avait pas évolué et qu’ils pouvaient s’estimer trompés.
Nos interlocuteurs paraissent avoir été sensibilisés (depuis l’envoi massif de nos grilles comparativesâ ?¦) au "décrochage" de nos rémunérations par rapport aux autres professions FPH.
Ils ont également entendu notre surprise d’être écartés de tout régime indemnitaire contrairement aux socio-éducatifs des deux autres fonctions publiques (décret du 30 aoà»t 2002).

Le dossier reste sous la responsabilité de la D.H.O.S. bien qu’elle ne soit ni maître d’oeuvre ni pilote ! ? ! Les quatre points indiqués dans le dernier courrier de la DHOS - 2 avril 2002 - restent une de leurs préoccupations. Le dossier a été envoyé au ministère de l’intérieur (qui gère la fonction publique territoriale) en septembre 2002 pour connaître le positionnement de celui-ci (une réflexion sur les grilles indiciaires serait-elle devenue envisageable ?) A ce jour, aucune échéance, aucun calendrierâ ?¦
Pression à maintenir nous suggèrent-ils (ironie, provocation ou conseil averti) pour accélérer le traitement de ce dossier.

A sa sortie, la délégation avait un très fort sentiment de colère avec l’impression qu’une fois de plus, les professionnels avaient été abusés par des promesses non tenues.
Cependant, on peut retenir deux points positifs auxquels nous ne serions pas parvenus sans les actions engagées depuis deux ans : des négociations qui pourraient traiter des grilles indiciaires (après positionnement du ministère de l’intérieur) et surtout la présence aux côtés du Collectif, non seulement des représentants des organisations non signataires qui soutiennent le mouvement depuis ses débuts lui apportant les relais nécessaires (Sud Santé, C.G.T., C.F.T.C.) mais encore la présence (à Paris ou en Province) des représentants des organisations signataires du protocole (C.F.D.T et F.O.). C’est bien l’union de toutes les énergies qui donnera une autre dimension à ce mouvement de contestation et permettra d’établir un rapport de force suffisant pour amener le Ministère à de réelles négociations.

Sur le plan des médias :

Le conflit devrait donner lieu à la publication rapide d’un article dans les A.S.H. Ne le ratez pas !
Deux radios (France Inter et R.M.C.) ont signalé la journée d’action et des informations données dans la presse locale sur certaines régions.
En Lorraine, un reportage est prévu sur Radio Bleue et des contacts établis avec l’Huma.

Encore un point très positif à souligner : une mobilisation importante en Province permettant de faire remonter nos revendications jusqu’au ministère (nombreuses délégations reçues). Celui-ci pourra vérifier qu’il est confronté à un front de révolte général.

Un compte rendu plus détaillé sera adressé avec bilan complet de la mobilisation. Une Assemblée Générale Nationale est prévue. Elle pourrait se tenir en janvier, au plus tard début février. Il faut au préalable connaître les formes d’actions envisageables pour un mouvement qui durera encore quelques mois et qui devra sà»rement se durcir.

Nous attendons les infos des villes, départements ou régions qui ne se seraient pas encore manifestés !

Pour le collectif " filière socio-éducative " de la FPH
Elisabeth PERES


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