Etats Généraux... ou chronique d’une mort acceptée ?

Les Etats Généraux de la Psychiatrie, organisés par l’ensemble des organisations syndicales et associations de la psychiatrie ont soulevé un espoir chez tous les professionnels du secteur.
Enfin chacun allait pouvoir poser la question des conditions d’exercice et participer à un mouvement constructif visant à se réappropier le soin.

Le bilan de la première journée est tout autre :

- un discours globalement fataliste porté par les animateurs, appelant à "entamer un travail de deuil et à s’emparer des "orientations ministérielles" inéluctables

- un temps d’exposé très long laissant peu la parole aux participants.
Celle-ci semble pour l’heure monopolisée par les psychiatres malgré le nombre important de non-psychiatres.

On ne peut qu’être inquièt des contenus des synthèses qui vont servir à élaborer les motions finales, alors qu’il n’y a pas eu restitution, au moins dans les grandes lignes, à la fin de chaque atelier.

YA BASTA !

Les Etats Généraux doivent être synonymes de "Révolte" voire de "Révolution".

Les participants y sont venus pour re-construire une réelle politique de secteur psychiatrique (public et PSPH) même, et surtout, si elle va à l’encontre des orientations ministérielles imposées depuis trop longtemps.

Il est temps que chacun puisse s’exprimer, dans le débat et la contradiction afin d’élaborer collectivement un projet où chacun ait sa place.

Il s’agit de poser dès maintenant le principe d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur (professionnels, organisations syndicales et associations) dès la rentrée.


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