Etats Généraux de la psychiatrie : motion 4

Motion 4

Formation
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Sud Santé-Sociaux
Les soins spécifiques en psychiatrie requièrent des formations spécifiques en particulier pour les médecins, les infirmiers, l’ensemble des personnels paramédicaux ainsi que les psychologues et les travailleurs sociaux.

En ce qui concerne les internes en DES de psychiatrie, nous exigeons la suppression de l’obligation de stage(s) en dehors du champ psychiatrique. La formation doit permettre l’acquisition des différentes modalités thérapeutiques : une initiation aux différentes formes de psychothérapies, à la psychanalyse et l’approfondissement d’au moins une de ces techniques au choix de l’interne.

A la spécificité de la psychiatrie doit répondre une formation spécifique pour les infirmiers. Il leur appartient de faire des propositions qui permettent de développer les compétences indispensables à l’exercice en psychiatrie.

Pour ces formations, les compétences cliniques doivent être développées à l’occasion de stages tant en intra-hospitalier qu’en extra-hospitalier.

Des compléments de formation doivent être proposés aux autres catégories de personnels choisissant l’exercice en psychiatrie.

La formation continue doit redevenir la propriété des professionnels en s’orientant en priorité vers les soins et ne pas répondre uniquement aux exigences administratives et gestionnaires.

Elle doit être accessible à l’ensemble des professionnels intervenant en psychiatrie et doit être indépendante de l’industrie pharmaceutique.
Le point de débat le plus dur a été celui de la formation infirmière.
L’atelier qui a traité ce thème a conclu à la nécessité de remettre en question la formation actuelle pour aboutir à une formation spécifique initiale (dont les modalités et le contenu restent à re définir).
Cette notion de formation initiale a été repoussée sous la pression d’associations oeuvrant pour la spécialisation. Par contre la formation initiale spécifique apparaît dans les 22 engagements ! Comprend qui peut !
Cette question est centrale. C’est une question politique : si on veut le maintien et le développement du secteur, il faut que les soignants à la base (infirmiers) aient les compétences techniques pour effecteur des prises en charge de patients, notamment des techniques relationnelles (cf motion 2).
Tous les infirmiers exerçant en psychiatrie au contact quotidiennement avec les patients doivent donc bénéficier de tels outils. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. La spécialisation ( qui est une option dans le débat) risque de créer un corps d’infirmiers hyper formés, mais en nombre très limité (3000 à 4000 maximum), éventuellement avec des fonctions d’encadrement ( ?) tout en laissant la majorité des 54000 infirmiers exercer quotidiennement sans la formation suffisante à l’exercice en psychiatrie.
Les formations complémentaires doivent pouvoir être données aux IDE qui travaillent actuellement en psychiatrie mais par l’attribution de crédits supplémentaires afin que la formation continue ne soit pas phagocytée par ces actions de formations complémentaires qui devraient relever d’une formation de base.


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