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Ensemble dans toute l’Europe, résistance !

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Le peuple grec est le plus durement attaqué par les institutions européennes. Mais des attaques de même nature sont déjà lancées dans de nombreux pays. En Grèce, au Portugal, en Belgique, Italie, Espagne, Grande-Bretagne… grèves nationales et manifestations d’ampleur se sont succédées ces derniers mois. Avec nos partenaires européens, nous dénonçons les accords signés récemment par le patronat et certains syndicats, en Italie, Espagne ou Portugal, car ils organisent la régression sociale, la casse des acquis collectifs des générations précédentes.

Coordonnons-nous au plan européen, renforçons les syndicats qui refusent la résignation et organisent la résistance pour gagner !

Nous participerons aux manifestations du 29 février, parce que nous sommes avec celles et ceux qui refusent les traités européens antidémocratiques que veulent imposer gouvernants, financiers et patrons.

Ces textes ont un dénominateur commun : faire payer toujours plus les salarié-es, les chômeurs/ses, les jeunes, les retraité-es, à coup de salaires bloqués, d’allocations de misère, de conditions de travail détériorées, de précarité généralisée…

Les dernières mesures de Sarkozy renforcent les inégalités, accentuent la pauvreté
 La TVA est l’impôt le plus inégalitaire. Sa hausse à travers la TVA antisociale, provoquera une hausse des prix et donc une baisse du pouvoir d’achat, dont les conséquences les plus graves affectent celles et ceux qui ont les revenus les plus faibles.
 Les accords dits de « compétitivité », vantés par le gouvernement, exaucent un voeu patronal : piétinant Code du travail et conventions collectives, il s’agit d’imposer aux travailleurs/ses soit une baisse des salaires, soit une augmentation du temps de travail sans rémunération supplémentaire.
 Dans cette période de « fin de règne », la majorité de l’Assemblée nationale vote une succession de lois directement dirigées contre nous : loi Warsmann qui permet à l’employeur de modifier à sa guise et sans limite les horaires et l’aménagement annuel du temps de travail en privant les salarié-es de la protection de leur contrat de travail, loi antigrève dans les transports aériens, terrestres et les aéroports, journée d’arrêt-maladie non payée dans la Fonction publique et d’autres entreprises, baisse de l’indemnité journalière des salarié-es malades, création d’un impôt sur les complémentaires santé…
Les négociations annuelles obligatoires qui ont lieu dans les entreprises se traduisent dans la quasi-totalité des cas par des propositions patronales aussi lamentables que non discutables … Jusqu’au moment où le rapport de forces change, par l’action collective des salarié-es ; c’est ce que montre de nombreuses grèves locales.
Cette résistance sociale se retrouve aussi à travers plusieurs luttes pour l’emploi. Ces deux aspects – emplois et salaires – ne s’opposent pas, au contraire ils sont liés ; tout comme la protection sociale, les conditions de travail, le refus de la précarité, … C’est l’avenir de toute la population locale que défendent les travailleurs.

SUD santé-sociaux appelle les salariés à paticiper aux manifestations intersyndicales, premières initiatives d’un front du refus européen de la régression sociale


P.-S.

un préavis de grève national a été déposé pour le 29 février


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