Enseignants et Animateurs : Pour la réécriture du décret sur les rythmes scolaires

Enseignants et Animateurs : Pour la réécriture du décret sur les rythmes scolaires

côté enseignants

Les professionnels de l’animation
Les oubliés du décret PEILLON
" Les Accueils collectifs de mineurs sont des entités éducatives" (extrait du règlement accueil collectif de mineurs- Ville de Toulouse).
La mission principale des Accueils de Loisirs (ADL) et des Centres de Loisirs Associés à l’Ecole (CLAE) consiste à permettre à l’enfant d’y trouver des
conditions nécessaires à son développement et à son épanouissement, complémentaires de celles de l’école et de la famille.
Ils prennent en compte les loisirs des enfants, leurs rythmes et leurs
besoins collectifs et individuels, tout en assurant leur sécurité.
La politique éducative s’articule autour des temps scolaires et des
temps périscolaires (CLAE) ou extra-scolaires (ADL).
Ainsi enseignants, associations (parents, secteur socio-éducatif,
culturel, sportifâ ?¦) et les professionnels de l’animation (ATSEM, animateurs, éducateurs sportifs, adjoints d’animation) sont autant concernés par la réforme des rythmes éducatifs.
Cependant, aucune référence n’est faite dans le " décret Peillon " quant à leurs futures conditions de travail et à la nature de leurs interventions dans et
hors de l’école.
Acteurs éducatifs à part entière, les professionnels de l’animation (secteur public et secteur privé associatif) sont les grands absents des réflexions associées aux
temps éducatifs des enfants.
Pourquoi nous demandons la réécriture du décret sur les rythmes scolaires ?
L’objectif affiché de cette réforme est de favoriser la réussite scolaire de tous les
élèves.
Nous ne sommes pas hostiles au principe de déconcentration de l’année scolaire, pour autant, aucune étude n’a montré que le facteur " nombre de jours d’école dans la
semaine" pris de manière isolé jouait, à lui seul sur la réussite des élèves.
Assurer une meilleure réussite des élèves aurait nécessité en priorité qu’on
s’occupe des conditions pédagogiques : programmes, baisse des effectifs dans les
classes, Rased, maîtres supplémentaires, scolarisation TPS, formation...
Aujourd’hui le temps de travail réel des enseignants du premier degré est de
43 heures hebdomadaires. On oublie souvent le travail de correction, de
préparation, de documentation, de dialogue avec les parents, de réunions collectives et de formation nécessaires à la bonne marche d’une classe, d’un cycle, d’une école.
Le décret sur les rythmes ne reconnaît pas ce temps et se traduira par un llongement
côté animation
Enseignants et Animateurs :

Pour la réécriture du décret sur les rythmes scolaires
... ...
- La non application du décret Peillon à la rentrée 2013
- Sa réécriture dans une large concertation avec tous les acteurs associés
- L’application d’un nouveau décret consensuel à la rentrée 2014
côté enseignants

Paradoxes de la réforme :
La prise en charge en temps périscolaire peut aller jusqu’à 5h30 par jour.
Actuellement l’encadrement est de 1 adulte pour 10 enfants en maternelle,1 adulte pour 14 enfants en primaire.
Avec la réforme proposée cela passera à :
1 adulte pour 14 enfants en maternelle,
1 adulte pour 18 enfants en primaire.
Qui peut croire et penser que la sécurité, le bien-être et les conditions d’accueil des enfants ne seront pas remis en cause ?
Voilà également comment sont réduits les coà»ts et sont dégradées les conditions de travail des professionnels de l’animation.
Cette décision ne va pas dans le sens de la qualité des activités proposées ni des
conditions d’exercice des professionnels qui les mettent en oeuvre.
Pourtant, le ministre de l’éducation nationale souhaite " un temps éducatif le plus riche et le plus intéressant possible ". Mais :
ï,· Sans réels moyens humains, matériels et logistiques proposés ;
ï,· Sans concertation avec les acteurs éducatifs quant à la nature de leurs interventions et à leur prise en compte réelle dans l’élaboration des projets éducatifs ;
ï,· Sans réflexion sur les conséquences pour les personnels concernés, par exemple pertes d’emplois d’animateurs (plusieurs centaines sur Toulouse), transfert d’activités vers les ATSEM déjà pressuriséesâ ?¦
ï,· Sans égalité entre les communes, et donc d’égalité de traitement : gratuité ?
ï,· Garderie ou activités périscolaires de qualité ?
Ce temps éducatif est " riche " d’incertitude et n’est pas pensé dans "l’intérêt" d’un accueil de qualité des enfants !
contraint de l’amplitude du temps de présence.
Il y a pourtant un lien étroit entre les obligations de service des enseignants et la
qualité du travail qu’ils seront en situation de pratiquer sur le temps de classe.
La refondation de l’école ne peut se faire sur le dos des enseignants !
Une détérioration des conditions d’exercice du métier entraîne celle des
conditions d’apprentissage des élèves.
Nous pensons également que l’augmentation des responsabilités municipales
dans la prise en charge des
enfants va conduire à une aggravation des inégalités, mettre un peu plus à mal la gratuité, affaiblir le cadre national y compris sur le terrain pédagogique avec les Projets à?ducatifs Territoriaux.
Ce décret, qui s’inscrit dans l’acte III de la décentralisation affaiblit l’aspiration à un
service public national d’éducation égalitaire. Il ouvre la voie à une délégation
au privé via les municipalités d’une partie de l’éducation.
côté animateurs

Enseignants et Animateurs : Pour la réécriture du décret sur les rythmes
Pour ces raisons



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