Economies sur le dos des hospitaliers, ça suffit !

70% des établissements de santé (publics et privés non commerciaux) sont en
déficit. Il manque 1 milliard d’euros pour les seuls établissements publics de
santé. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale soumis actuellement
au vote du Parlement va encore aggraver la situation en 2007 !

Pas une semaine sans qu’un plan d’économie ne soit décidé dans un établissement de santé (public ou privé).
Cela se traduit principalement par :
- le non remplacement des départs,
- la réduction des mensualités de remplacement,
- le licenciement de contractuels,
- les plannings de travail non respectés,
- les heures supplémentaires imposées,
- la généralisation de contrats précaires en lieu et place de titulaires ou de contrats à durée indéterminée,
- l’externalisation des services généraux et techniques,
- les montées d’échelons retardées ...

Dorénavant, il s’agit de remettre en cause la réduction du temps de travail, les 35H et les 32,30 H de nuit !

Il faut dire que l’exemple vient d’en haut. Pas une journée, sans qu’un représentant du gouvernement ou du MEDEF ne fustige la RTT.
Aujourd’hui, plusieurs directeurs annoncent qu’il va falloir sacrifier des jours RTT pour faciliter un retour à l’équilibre budgétaire.

Les personnels sont en première ligne !

Les salaires représentent entre 65 et 80% des dépenses d’un établissement. Les économies s’effectuent donc principalement sur le dos des personnels dont les conditions s’aggravent de jour en jour : horaires non respectés, rappels à domicile sur des jours de congés (en toute illégalité), changements de postes de travail
inopinés qui anticipe sur les futures organisations en pôles. Les suppressions de postes programmées l’année prochaine aggraveront davantage ces situations.
Face à l’austérité budgétaire, refusons de voir brader nos acquis !

La réduction du temps de travail a été chèrement payée : salaires bloqués, intensification du travail, flexibilité des horaires ; Il ne peut être question d’accepter une remise en cause des jours RTT. Au nom de la solidarité, un jour férié a déjà été supprimé, le nombre d’années de travail a été augmenté de 2,5 ans pour partir en
retraite.
M. Xavier Bertrand, vient de déplafonner le contingent d’heures supplémentaires, sans limitation en cas de crise sanitaire !

Les hôpitaux psychiatriques, malgré les annonces gouvernementales, ne sont pas mieux lotis et de nombreuses structures extra-hospitalières ferment, faute de moyens.

A Lille, l’EPSM en grève reconductible !

Plusieurs établissements ont été en grève contre les plans d’économie en octobre.
A présent ce sont les personnels de l’Etablissement Public de santé mentale de l’agglométation lilloise qui ont entamé - en intersyndicale - depuis le 17 novembre un mouvement de grève reconductible contre le projet de leur direction de leur supprimer 15 jours de RTT.

La fédération SUD santé-sociaux soutient et popularise ce combat, qui doit être relayé et popularisé partout, car dans tous les établissements des plans d’économie sont en cours ou en préparation.

Nous ne pouvons laisser organiser la destruction rampante des droits sociaux, de la RTT dans les établissements de santé et médico-sociaux !

La faiblesse des budgets octroyés pour 2007, alors que les besoins de santé augmentent sans cesse, impose une riposte nationale et unitaire.


SUD santé-sociaux propose à toutes les fédérations syndicales de notre secteur,
à tous les syndicats départementaux santé-sociaux, à toutes les sections syndicales d’établissements de soutenir systématiquement les actions en cours, mais aussi de débattre de perspectives d’actions convergentes "tous ensemble" pour imposer un moratoire sur les plans d’économie et des moyens et des emplois pour tous les hôpitaux publics*

* Hôpitaux publics et hôpitaux privés non commerciaux participant au service public hospitalier.

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