Différent N° 34

De plus en plus de salariés n’arrivent plus à joindre les deux bouts, en plus des chômeurs, des personnes qui vivent de pensions ou revenus sociaux de misère, c’est toute une partie de la population qui vit dans la précarité.

Suicides, tentatives de suicide ou usure professionnelle, les salariés du sanitaire et du médico-social payent aussi un lourd tribut.

Sous le prétexte de la crise et de la concurrence, ce sont, blocages des salaires, réductions d’effectifs, restructurations, pertes de sens du travail qui se généralisent. En France, si la situation est pour l’instant "moins pire" qu’en Grèce, au Portugal ou en Pologne, les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Le nouveau traité européen concocté par Merkel et Sarkozy, s’il était ratifié, imposerait de nouvelles coupes claires dans les budgets sociaux et le droit du travail ainsi qu’une austérité salariale accrue.
La financiarisation et la marchandisation de toute la société au seul profit des actionnaires, dégraderont tous les acquis sociaux.

Comment répondre à cette souffrance des salariés ?

L’espoir est nécessaire pour lutter collectivement et sortir du repli individuel, c’est une question de survie.
La majorité des travailleurs se démène avec des " fins de mois " qui commencent le jour de la paye.
Comment se payer dans ces conditions là, le " luxe " d’un jour de grèveâ ?¦ sans lendemain.

C’est cet état d’esprit qu’il nous faut changer. Les conditions de "mal être" sont réunies pour construire un mouvement de protestation.

La perspective d’une grève illimitée, unitaire, assortie d’actions dures, sera seule à même de donner l’espoir de déboucher et d’aller au-delà du risque financier d’un mouvement de grève. Il faut qu’un réel bras de fer avec le pouvoir s’engage, quel que soit le résultat des élections.

100, 200, 300â ?¦ euros d’augmentation revendiqués, qu’importe, pourvu qu’au bout, la situation s’améliore pour la majorité des salariés et que la lutte ne laisse pas le goà»t amer de la défaite.

A nous d’en créer les conditions, par la sortie de l’isolement, par l’animation d’AG, assorties d’une campagne de tracts. Expliquer que la spirale de la misère n’est inéluctable que si elle ne rencontre que la passivité. Notre avenir ne doit pas être écrit par les multinationales mais par la force des travailleurs qui ne doivent plus avoir peur du lendemain. Gagner c’est possible !

Coordonnons les luttes ici, unissons nous avec les autres peuples européens, imposons une autre répartition des richesses.., .


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